ENERGIE – La Jirama en discussion avec l’Etat pour le remboursement de la grosse partie de ses dettes qui s’élève aujourd’hui à plus de 1.500 milliards d’ariary

Antananarivo, 10 Juillet, 15h11 – Les comptes de la Jirama sont toujours dans le rouge. La société est encore endettée de plus de “1.500 milliards d’ariary auprès de ses fournisseurs”, indique ce mercredi en conférence de presse son nouveau directeur général, Ron Weiss. “On peut diviser cette dette par deux, il y a la dette envers les petites compagnies qui est autour de 120 milliards ariary et il y a la grandie partie qui est due aux fournisseurs de fioul et les IPP (Independent Power Producers), les autres fournisseurs d’énergie”, souligne le technicien israélien.
La compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité compte bien régulariser et apurer ses dettes. Pour la somme due aux petits fournisseurs, la Jirama prévoit de la payer avec ses fonds propres. “J’ai déjà envoyé les instructions à mon équipe financière que les petits fournisseurs doivent être payés tous les mois pour les services qui sont rendus”, évoque le directeur général. “Notre ambition est de ne contracter aucune nouvelle dette”, ajoute-t-il. A l’entendre, “la Jirama est capable d’éponger petit à petit cette dette de 120 milliards envers ses fournisseurs”.
En ce qui concerne la grande partie de la dette qui est due aux fournisseurs de fioul et aux autres fournisseurs d’énergie, le directeur général de la Jirama indique que c’est “plus complexe à résoudre”. Elle se tourne ainsi vers l’Etat pour voir comment résoudre ce problème. “Nous avons préparé plusieurs propositions pour le gouvernement et nous sommes en discussion avec eux à ce sujet”, avoue le directeur général. “La Jirama est prête à payer en totalité tous ceux à qui on doit de l’argent”, s’engage le DG.
La Jirama indique aussi être consciente que le non paiement des fournisseurs, notamment les fournisseurs de fioul, a des impacts. C’est entre autres une des causes des retards de la livraison de fioul, source principale du retour des délestages dans la capitale et d’autres localités. “La Jirama dépend encore de ses fournisseurs, et nous sommes conscients que lorsqu’on a des difficultés à payer, ils souffrent aussi”, confie le DG. “Nous discutons aujourd’hui autour d’une table pour voir comment résoudre la situation”, conclut-il.