Antananarivo, 29 Mars, 9h40 – Un écart significatif. Si le prix de l’électricité dans les zones urbaines et périurbaines varie entre 0,03 et 0,22 dollar le kilowattheure, la population dans les zones rurales achète ce kilowattheure entre 0,11 dollar et 0,80 dollars. Cette situation a été soulevée par le secrétaire exécutif de l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER), Mamisoa Rakotoarimanana, durant la dixième édition de la Plateforme d’échanges public-privé (PEPP), organisée récemment dans l’Atsimo Andrefana.
20% de la population malgache vivent dans les zones urbaines et périurbaines. Et comme l’a exposé le secrétaire exécutif de l’ADER qui indique rapporter des chiffres de l’Institut national de la statistique (Instat), le taux de pauvreté dans ces milieux est de 50% avec un taux d’accès à l’électricité de 74% bénéficiant d’un mix énergétique de thermique, hydroélectrique et solaire.
Dans les milieux ruraux où vivent 80% de la population, le taux de pauvreté rapporté est de 78%, le taux d’accès à l’électricité de 15%. Ces zones ne bénéficient de mix énergétique mais seulement de l’électricité généralement produite par des mini-réseaux, déplore Mamisoa Rakotoarimanana.
L’électrification rurale devra ainsi être une priorité nationale qui est une affaire de tous, soutient ce responsable de l’Ader. L’Etat et les partenaires du pays ont leur rôle à jouer par rapport à la capacité à payer des 20 millions d’habitants dans les zones rurales et le profit recherché par la trentaine d’opérateurs privés qui y produisent de l’électricité. C’est seulement l’équilibre entre les deux qui permet la réussite d’un projet en électrification rurale. Et ce n’est pas une mince affaire, admet Mamisoa Rakotoarimanana.
En matière d’amélioration du taux d’accès à l’électricité, le président de la République avait annoncé l’installation de parcs solaires dans 37 districts. Le financement de ce projet est assuré par le dernier financement acquis du Fonds monétaire international (FMI) selon la ministre des Finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison.
