Antananarivo, 1er Mars, 6h15 – Des points qui restent toujours à affiner. Le ministre de l’Energie Solo Andriamanampisoa évoque, à son tour, une « nécessité de temps » pour permettre à l’Etat de parvenir à des contrats qui seront « bénéfiques pour les générations futures » avec les promoteurs des projets hydroélectriques de Volobe et de Sahofika. Des discussions, notamment sur le volet financier de ces projets, doivent encore être poursuivies, a-t-il indiqué en marge du lancement de la deuxième phase du Projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar (Prirtem II), lundi.
« Laissez-nous le temps de bien étudier les bases de ces contrats. Notre objectif actuel n’est pas de nous précipiter mais de parvenir à ces bases et d’accélérer, ensuite, leur mise en œuvre », expose Solo Andriamanampisoa. « Bien que nous soyons prudents, nous pensons toutefois que ces projets ne vont pas tarder à démarrer », rassure-t-il.
Ces projets restent en suspens, alors que le contrat de concession pour Sahofika avait officiellement été signé au Palais présidentiel d’Iavoloha au mois de novembre 2021. L’Etat s’est même félicité d’avoir arraché des clauses plus avantageuses, dont la réduction de la durée de ce contrat de concession qui était initialement de 35 ans à 25 ans. Pour l’achat de l’énergie, le coût moyen du kilowattheure de l’électricité qui sera produite par Sahofika est également passé à 5,13 centimes d’euros au lieu des 5,85 centimes d’euros initialement prévus.
Pour le cas de Volobe, l’ancien ministre de l’Energie Andry Ramaroson a exposé au mois d’octobre de l’année dernière qu’au-delà de la durée de la concession et du prix du kilowattheure, d’autres points font également l’objet de surenchères. Il a évoqué le coût de la construction de cette centrale, l’absorption de la capacité produite, ou encore l’intention de l’Etat à entrer dans le capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV).
Les centrales hydroélectriques de Volobe avec ses 120MW et de Sahofika avec ses 192 MW figurent parmi les infrastructures énergétiques prévues être opérationnelles d’ici cinq ans. Le président Andry Rajoelina a fait part de l’objectif de l’Etat de produire 502 mégawatts supplémentaires jusqu’à ce délai, avec les autres projets comme Antetezambato, Mandraka III et Farahantsana qui a été inaugurée au mois de décembre 2022.
Sahofika et Volobe et d’autres encore sont des projets très importants pour Madagascar, soutient le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) Adam Amoumoun. Ce missionnaire de la BAD se dit optimiste quant à l’engagement du Gouvernement dans ces grands projets d’investissements. Il indique par ailleurs que plusieurs partenaires de Madagascar se sont engagés à appuyer le développement de ces projets.
