ENERGIE – Le secteur privé appréhende une hausse de 80 à 100 % de la facture d’électricité après avoir effectué des projections sur la base des nouveaux tarifs proposés par la Jirama et appelle à la poursuite des négociations
Antananarivo, 27 Juin, 20h53 – Le secteur privé craint le pire. Selon un communiqué du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) publié ce lundi, la facture d’électricité pourrait connaître un hausse allant de 80 à 100% pour le segment moyenne tension dans le nouveau tarif entreprise proposé par la Jirama. Ce chiffre est ressorti à la suite d’une simulation effectuée par un panel d’entreprises des impacts de la proposition sur leurs futures factures d’électricité, explique le groupement.
Face à cette situation, le GEM demande la poursuite des discussions entre les deux parties. « Nous demandons aux autorités concernées et à la Jirama de revenir à la table des négociations afin d’aboutir à un schéma gagnant gagnant », indique le communiqué. Le secteur privé se dit disposé à la poursuite du dialogue entamé depuis quelques semaines « afin d’aboutir à un terrain d’entente qui permettra le redressement de la Jirama tout en préservant l’emploi dans les entreprises ».
Vendredi, la Jirama avait indiqué être parvenue à une entente avec le secteur privé sur un nouveau tarif qui devrait être soumis au gouvernement cette semaine. Mais cet optimisme de la Jirama n’est pas partagé par le secteur privé. Celui-ci rappelle que « la première proposition fait un par la Jirama a été jugé incompatible » avec les finances des entreprises. Une nouvelle proposition a ensuite été soumise par la Jirama mais le secteur privé indique préférer que celle ci « devrait encore être communiquée aux entreprises avant tout entente définitive ».
Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures avait indiqué le caractère inévitable d’une hausse de l’électricité pour les industriels dans le cadre de l’Optima Business afin de permettre le redressement de la Jirama. Cependant, cela devait se faire tout en veillant aux activités du secteur privé d’ou la tenue des négociations depuis plus d’un mois. La Banque mondiale, elle, laisse entendre l’importance de cette hausse pour que la Jirama puisse, entre autres, « assurer une meilleure qualité de service ».