Les panneaux solaires en provenance de Chine affluent sur le marché africain des énergies renouvelables. Selon le rapport Global Electricity Review 2026 du think tank Ember, les importations de panneaux solaires en provenance de l’Empire du Milieu ont atteint 18,8 gigawatts (GW) sur le continent en 2025, marquant une progression de 48 % par rapport aux 12,7 GW de 2024. Cette dynamique est favorisée par une réduction drastique des coûts, les modules chinois affichant des tarifs 20 % à 30 % inférieurs à ceux de la concurrence.
À Madagascar, cette tendance se manifeste par une multiplication des projets d’autoconsommation et de mini-réseaux ruraux. Les données du China Solar PV Export Explorer indiquent que la Grande Île capte une part croissante de ces flux, s’inscrivant dans une dynamique régionale où le volume d’importation annuel se chiffre désormais en dizaines de mégawatts (MW). Contrairement aux grandes infrastructures hydroélectriques dont les délais de mise en œuvre sont longs, le solaire offre une solution modulaire immédiate pour répondre aux défis de production du réseau national malgré une durée d’activité assez limitée et un coût d’entretien plus coûteux.
L’impact de cette mutation repose sur la flexibilité des installations « hors réseau ». Le rapport d’Ember souligne que pour des pays comme Madagascar, l’augmentation des volumes importés ne se traduit pas systématiquement par une injection sur le réseau public, mais par une montée en puissance de l’électrification privée. Cette stratégie permet de pallier les insuffisances techniques des infrastructures existantes. En 2025, l’accès facilité à ces technologies a permis aux opérateurs économiques malgaches de sécuriser leur approvisionnement énergétique à moindre coût.
