Antananarivo, 23 Février, 10h53 – Le gouvernement reconnaît que «le nouveau système tarifaire [tarif Optima] a été conçu de façon à correspondre au pouvoir d’achat de tous ». Il ne devrait juste « pas être appliqué dans l’immédiat », souligne Richard Randriamandrato, ministre de l’Economie et des finances, ce mardi, en marge de la signature d’un protocole d’accord avec la Banque centrale sur le transfert de la supervision des assurances à la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF)
Il s’agit d’un tarif qui a déjà été échelonné en fonction du pouvoir d’achat des abonnés dans son élaboration, poursuit-il. Il rappelle que ce tarif «tient compte des ménages les plus démunis», mais reconnaît aussi que « certains autres ménages ont la capacité de payer ». Dans le nouveau système tarifaire, le prix du kilowattheure augmente sur la deuxième tranche de consommation et pour les catégories de ménages gros consommateurs d’énergie. Il devrait donc être «bien appliqué mais pas maintenant comme cela a été convenu car le pays sort d’une période difficile».
Richard Randriamandrato n’a pourtant pas annoncé un délai sur l’application du nouveau système tarifaire Optima, du moins au cours de la rencontre avec la presse. Il a juste indiqué que sur ce sujet, « tout s’est arrangé avec la Banque mondiale ». Il dit avoir discuté avec le représentant de la Banque mondiale à Madagascar pour lui expliquer la position du gouvernement. Il soutient par ailleurs que «la lettre envoyée la semaine dernière par l’institution de Bretton Woods relève d’une correspondance classique et ne doit pas nous surprendre».
La semaine dernière, la Banque mondiale s’était inquiétée de l’absence d’informations claires sur la durée et les impacts financiers des mesures correctives que la Jirama a dû mettre en place sur injonction du gouvernement. Elle avait craint « un retour en arrière sur une politique tarifaire déjà adoptée dans le cadre d’une aide budgétaire ». Sans assurance sur le sujet, elle a mis en avant la possibilité d’une réduction très conséquente du portefeuille de la Banque mondiale ».