Antananarivo, 23 Juillet, 12h05 – Un défi pour l’entrepreneuriat dans les énergies renouvelables. La Banque africaine de développement (BAD) estime “inabordables” pour la plupart des entrepreneurs les prêts de microfinance qui sont assortis de taux d’intérêts annuels allant de 24 à 36%. Cette situation est exposée par cette Banque panafricaine dans le Diagnostic pays sur le genre et l’énergie renouvelable de Madagascar, qu’elle vient de publier.
Bien que ces niveaux de taux d’intérêts annuels des microfinances soient déjà un grand coût à supporter pour les entrepreneurs, les taux appliqués par les prêteurs informels sont encore plus élevés. La BAD parle d’un taux mensuel de 3 à 5%, ce qui, d’après ses explications, “réduit” les profits.
La BAD souligne alors que les prêts à des taux d’intérêts élevés proposés, que ce soit par les institutions de microfinance ou par les banques, rendent “presque impossible pour les femmes d’investir dans des expéditions plus importantes ou d’embaucher des techniciens”. Les banques commerciales perçoivent d’ailleurs les projets d’énergies renouvelables à petite échelle comme étant “à haut risque”. Aussi, elles privilégient les prêts aux grandes initiatives connectées au réseau, estime la BAD.
La Banque africaine de développement indique par ailleurs que seulement 4,4 % des femmes malgaches âgées de 15 à 49 ans ont accès à un compte bancaire, contre 5,3 % des hommes. Et “cette exclusion financière limite leur capacité à investir dans des entreprises ou à accéder au crédit pour financer des activités économiques”, avance-t-elle.
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