ENSEIGNEMENT – Le ministère de l’Education nationale annonce de nouvelles consultations pour la mise en œuvre de la réforme de l’éducation fondamentale
Antananarivo, 30 Novembre, 18h30 – Enièmes consultations sur les réformes à appliquer en matière d’éducation nationale. Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Education, annonce que la réforme sur la durée de l’éducation fondamentale doit encore faire l’objet de réflexions. Elle fait donc part de la nécessité de « demander à nouveau l’avis de tous les acteurs dans tout Madagascar ». « Nous nous trouvons dans un tournant où nous devons décider de l’orientation que nous voulons donner à l’éducation à Madagascar », souligne-t-elle, en marge de la cérémonie officielle d’inauguration de l’établissement manara-penitra de Soamandrakizay ce lundi.
A en croire ce discours, de nouvelles consultations devraient ainsi encore avoir lieu pour discuter, entre autres, de la durée du cycle de l’éducation fondamentale. « L’application des réformes ne doit pas être menée dans la précipitation », explique la ministre. Elle souligne que « la mise en œuvre d’une éducation fondamentale d’une durée de neuf ans nécessite un certain nombre de critères ». « Si jamais les Collèges d’enseignement général destinés à accueillir les élèves ne suffisaient pas, nous aurions du mal à mettre en œuvre cette réforme », donne-t-elle comme exemple. « Les choses doivent se faire de façon progressive », poursuit-elle par ailleurs.
Du temps de l’ancienne ministre Rijasoa Andriamanana, le ministère de l’Education nationale avait déjà fait part de la volonté de l’Etat malgache de porter à neuf ans la durée de l’éducation fondamentale. Selon une lettre adressée par Madagascar au secrétariat du partenariat mondial pour l’éducation en Mars 2020, ce cycle de neuf ans devrait être réparti en trois sous-cycles et le Certificat d’études primaires élémentaires qui bouclait les cinq ans du primaire devait être remplacé par un certificat de fin du deuxième sous-cycle.
La réforme de l’education fondamentale, notamment sa répartition en trois sous-cycles de trois ans chacun constitue l’une des réformes prévues par le Plan sectoriel de l’éducation (PSE), aux côtés du changement du calendrier scolaire ou encore de la suppression du Certificat d’études primaires élémentaires. L’adoption de la langue malgache comme langue unique d’enseignement durant le premier sous-cycle, c’est à dire les trois premières années de l’éducation fondamentale, fait également partie de ces réformes prévues dans le PSE mais que les autorités semblent encore hésiter à mettre en œuvre