Antananarivo, 19 Août, 18h55 – Madagascar avance à pas de fourmis vers la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation (PSE). Après de nombreuses consultations relatives au programme de mise en œuvre du Plan, le ministère se lance dans un processus de consultation en vue d’élaborer un nouveau projet de loi d’orientation sur le système éducatif. Ces consultations devraient, entre autres réformes, décider de l’organisation, de la mission et des objectifs de l’éducation fondamentale.
Selon Rolland Randrianaivomandimbimanana, inspecteur de l’éducation nationale, interrogé par la chaîne de télévision publique, la loi à venir devrait permettre de concrétiser les engagements présidentiels sur l’éducation, mais aussi mettre en œuvre les engagements internationaux pris par Madagascar tout en étant adaptés aux réalités locales. « Pour tout cela, la loi doit être modifiée », poursuit le fonctionnaire dans son intervention. Il a notamment donné l’exemple du changement à apporter en matière d’éducation fondamentale. « La loi actuellement en vigueur prévoit encore que le primaire dure sept ans, le collège trois ans et le lycée deux ans alors que dans le système pratiqué actuellement dans les établissements scolaires, le primaire dure cinq ans, le collège quatre ans, le lycée trois ans », rappelle-t-il.
« Rien que pour corriger cette incohérence, la modification de la loi s’impose », poursuit l’inspecteur de l’éducation nationale. Dans la version initiale du PSE et dans le système pour lequel Madagascar s’est encore engagé à l’international en Mars 2020, l’éducation fondamentale devrait plutôt durer neuf ans et devrait être répartie en trois sous-cycles de trois ans, puis suivie de trois ans d’études secondaires. Une réforme toujours en cours de discussion. Tout comme le maintien ou la transformation du certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) ainsi que la langue d’enseignement au cours des trois premières années du primaire.