Antananarivo, 8 Juillet, 19h25 – Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’éducation nationale ne se voile pas la face. La situation dans laquelle se trouve l’éducation à Madagascar n’est un secret pour personne, déclare-t-elle dans son discours d’ouverture de l’atelier de revue thématique du plan sectoriel de l’éducation (PSE) qui se tient pendant trois jours à Anosy.
Cependant, pour Marie Michelle Sahondrarimalala, l’heure n’est plus à la recherche de responsables. « Ce n’est plus le moment de pointer du doigt qui ou qu’est ce qui a mis l’éducation dans cette situation », dit-elle, en défendant les efforts déjà fournis par l’Etat dans ce secteur. Elle cite, entre autres, la mise en place d’infrastructures comme de nouveaux bâtiments scolaires et la dotations d’équipements, mais aussi le recrutement de d’enseignants qualifiés et formés, ou encore la distribution de millions de livres et de dictionnaires pour élever le niveau des élèves.
La ministre conçoit néanmoins que beaucoup d’efforts restent à faire, d’où la réflexion sur le plan sectoriel de l’éducation qui va être mené. « Le PSE doit être en phase avec les besoins des élèves, des enseignants mais aussi du marché du travail et de son évolution » indique-t-elle. Marie Michelle Sahondrarimalala parle également de grands changements à faire notamment en matière de calendrier scolaire ou de système de l’éducation même si les thèmes prévus dans le programme des trois jours d’atelier ne prévoient aucune discussion ni sur le calendrier scolaire ni sur la langue d’enseignement ni sur la durée de l’éducation fondamentale.
Le secteur éducatif malgache a été récemment la cible de critiques vigoureuses venant de toutes parts. L’une d’entre elles était celle du représentant de l’Unicef à Madagascar, Michel Saint Lot, qui a dénoncé « la régression de l’éducation en trente ans ». Il parlait notamment de l’incompétence des enseignants recrutés par l’Etat pour transmettre les connaissances aux élèves malgaches ou encore de la vétusté des infrastructures, autant de défaillance qui entraîne des effets catastrophiques chez les élèves.