Antananarivo, 3 Novembre, 8h15 – Mesures d’urgence à Antsiranana après les violences meurtrières du week-end. Les autorités déploient des éléments des forces de défense et de sécurité et instaurent le couvre-feu de 20h à 4h du matin autour du campus universitaire d’Antsiranana et dans les quartiers de Lazaret Nord et Sud. La décision a été prise après que les violences survenues sur les lieux depuis samedi et qui ont fait un mort et des blessés, selon le bilan de préfecture d’Antsiranana.
Le Haut conseiller présidentiel de la Refondation, le colonel Lucien Rabearimanana, dépêché sur place annonce, par ailleurs, l’ouverture d’une enquête sur le décès signalé. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Ndaohialy Manda-Vy Ravonimanantsoa, de son côté, fait part de la rénovation imminente des logements d’étudiants en cité universitaire.
Mais il évoque également l’arrivée prochaine des panneaux solaires pour stabiliser l’électricité sur le campus, le lancement à venir des travaux de forage pour améliorer l’approvisionnement en eau, et le paiement dans trois semaines de deux mois de bourses d’études.
La délégation gouvernementale venue sur place, incluant également la ministre de la Santé publique, ainsi que la préfète d’Antsiranana, a également rencontré les familles des victimes des violences.
Selon la préfecture d’Antsiranana, les violences sont survenues alors que certains occupants des logements destinés aux étudiants de l’Université ont refusé de libérer les lieux à l’expiration de l’ultimatum des étudiants. Des sources locales indiquent que les occupants sont principalement des enseignants vacataires ainsi que des agents du personnel administratif et technique de l’Université d’Antsiranana.
Les mêmes sources rapportent que les étudiants auraient été attaqués par des “foroches”, des jeunes armés réputés pour leur violence, et auraient riposté, d’où la violence des heurts. Les jeunes habitants des quartiers Lazaret, riverains du campus, seraient également entrés en scène “pour protéger nos quartiers”, selon leur témoignage. Les affrontements ont fait un mort et causé de nombreux blessés.
