ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – La section Antananarivo du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants annonce que ses membres n’effectueront plus des heures complémentaires

Antananarivo, 12 Novembre, 9h30 – Les enseignants chercheurs et chercheurs enseignants syndiqués de l’Université d’Antananarivo décident de ne plus travailler au-delà de leurs obligations légales. Un communiqué publié à l’issue de l’assemblée générale de la section d’Antananarivo du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants (Seces), indique que ses membres n’effectueront plus que leurs obligations de service et n’assureront donc plus les heures complémentaires. « Le Seces n’a plus envie de faire la grève pour revendiquer le paiement de ces heures complémentaires », poursuit le communiqué.

Face à l’insuffisance des enseignants-chercheurs au sein des Universités publiques, les rares dont disposent les Universités du pays doivent effectuer des heures complémentaires que l’Etat a souvent du mal à payer et dont les revendications de paiement sont à l’origine des grèves du syndicat. Selon le Pr Sammy Grégoire Ravelonirina, président du Seces Antananarivo, Madagascar compte en tout 2.600 enseignants-chercheurs alors que le besoin, rien que pour l’Université d’Antananarivo, est de 3.000 enseignants-chercheurs. Il parle également d’un vieillissement du corps des enseignants-chercheurs avec une moyenne d’âge de 55 ans.

Dans son communiqué, le Seces souligne qu’il « revient à l’Etat, en tant qu’employeur, de chercher et de recruter des enseignants-chercheurs et des chercheurs-enseignants, titulaires ou vacataires, pour combler le gap important de l’enseignement supérieur à Madagascar ». Cela doit aussi s’accompagner du « paiement à temps des salaires », poursuit le communiqué.