Surpopulation dans les cités universitaires. Environ 8 500 locataires sont actuellement recensés au sein des sept logements étudiants gérés par le Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (Crou-A), selon les employés. La capacité d’accueil de ces cités est pourtant estimée à environ 5 000 étudiants, confie un responsable auprès du Centre.
Cet écart, à l’origine de la surpopulation, s’expliquerait en partie par la présence d’individus qui ne sont plus étudiants, mais qui continuent d’occuper les logements. Près de 3 500 locataires “non-etudiants” y seraient recensés, notamment en raison des failles du système d’hébergement. Cette situation complique la gestion des logements et contribue à la saturation des infrastructures.
Protocole d’accord
Pour y remédier, un processus de vérification des demandes et des renouvellements de logement est envisagé dans le cadre du protocole d’accord, signé le 27 février dernier avec l’université d’Antananarivo. L’objectif étant de s’assurer que les bénéficiaires sont effectivement des étudiants en cours de formation.
Notre source auprès du Crou-A annonce également des projets de construction et de mise à disposition de nouveaux logements des étudiants, dont ceux de Vontovorona et de Tsarasaotra. Ces solutions sont actuellement en cours de mise en œuvre, confie notre interlocuteur.
Appel au calme
Les tâches du Crou-A ne s’annonce cependant pas facile avec ce que ses agents affirment être “des menaces et des actes d’intimidation qu’ils endurent régulièrement”. Ils rapportent des bureaux cloués à plusieurs reprises pour leur en empêcher l’accès, entravant ainsi le fonctionnement des services.
Les agents du Crou-A appellent alors au respect de la loi et à un retour au calme afin de permettre la poursuite de leurs activités, focalisées sur l’entretien et l’assainissement des cités universitaires. Ils assurent que les étudiants régulièrement inscrits ne sont pas visés par ces mesures, qui cherchent avant tout à rétablir l’ordre dans l’attribution des logements universitaires.
Une commission devrait être mise en place prochainement pour examiner les problèmes signalés. Les associations des étudiants y seront représentées, afin de considérer leurs requêtes.















