ENSEIGNEMENT – Un nouvel appui de 185 millions de dollars de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éducation pour améliorer l’accès et les apprentissages à Madagascar

Photo: banque mondiale

Antananarivo, 24 Juillet, 11h30 – La Banque mondiale continue de soutenir l’éducation à Madagascar. Avec le programme de Transformation de l’accès et de l’apprentissage à Madagascar (Talim), cette institution de Bretton Woods entend toucher plus de 4,7 millions d’élèves, 135 000 enseignants et 27 000 écoles primaires publiques à travers Madagascar. Récemment approuvé par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation et doté d’un financement global de 185 millions de dollars, ce projet vise à améliorer l’accès, la qualité de l’enseignement et la gouvernance du système éducatif malgache.

Financé à hauteur de 150 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA) et de 35 millions par le Partenariat mondial pour l’éducation, Talim s’inscrit dans le cadre du programme régional AIM4Learning, qui appuie l’innovation éducative en Afrique orientale et australe. À Madagascar, le projet vise principalement à rehausser le taux d’achèvement du primaire et à améliorer les résultats d’apprentissage, dans un contexte marqué par une crise éducative persistante.

Selon les données officielles rapportées par la Banque mondiale, moins de deux élèves sur trois terminent le cycle primaire à Madagascar et près de 95 % ne savent pas lire correctement en fin de scolarité. Le taux de redoublement atteint 25,3 %, soit le double de la moyenne régionale en Afrique subsaharienne. Par ailleurs, le système repose encore largement sur les enseignants communautaires (Fram), qui représentent 63 % du personnel enseignant, souvent sans formation et rémunérés directement par les parents d’élèves.

Le projet Talim, qui prend le relais du Programme d’appui à l’éducation de base (PAEB), entend répondre à ces défis par des actions ciblées dans trois domaines prioritaires. Il s’agira d’améliorer la qualité de l’enseignement à travers des actions de réforme du métier d’enseignant et d’encadrement des enseignants. Ce volet inclut, entre autres, l’intégration de 26 000 enseignants qualifiés sous contrat.

Le programme Talim comprend également un important volet d’amélioration des infrastructures scolaires et de l’environnement d’apprentissage. Plus de 1 000 écoles dans les zones à risques cycloniques devraient ainsi être réhabilités. Des manuels scolaires en malgache et français ainsi que des livres de mathématiques devraient également être distribués dans le cadre du programme.

Enfin, un appui financier sera affecté à la gouvernance et au pilotage du secteur. Les capacités du ministère de l’Education nationale seront renforcées, les outils de gestion numérisés, et les mécanimses de suivi améliorés. Le projet prévoit aussi l’élargissement du programme national de cantines scolaires, notamment dans les régions les plus touchées par l’insécurité alimentaire, afin d’améliorer la rétention des élèves et leur bien-être en milieu scolaire.

Pour le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, “ce projet est une réponse ambitieuse à la crise de l’apprentissage à Madagascar”. Il ajoute que “chaque enfant mérite un bon départ dans la vie, et cela commence par une éducation de qualité”.