ENVIRONNEMENT – 60% des zones humides d’Antananarivo détruites, selon le ministère de l’Environnement et du développement durable

Antananarivo, 3 Février, 10h45 – Les remblayages des zones humides. La surexploitation des ressources halieutiques. La chasse. Les causes pouvant entraîner la destruction des zones humides sont multiples à Antananarivo et ses environs. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable, cette destruction atteint un taux de 60% actuellement. Or, la dégradation des zones humides, rend difficile l’irrigation des zones de culture, intensifie les inondations surtout dans les grandes villes, et peut entraîner des sécheresses. Les impuretés dans les eaux ne sont plus non plus filtrées.
La valorisation et la restauration des zones humides de la capitale et ses environs ont ainsi été au cœur de la réunion qui s’est tenue mardi à A Ambatobe à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des zones humides. Outre la nécessité d’augmenter le budget alloué aux activités de protection des zones humides, il était également question au cours de la rencontre « de mettre fin aux remblayages des zones humides qui provoquent la raréfaction d’eau ». Le rôle des communes dans la gestion intégrée des ressources en eau a également été évoqué au cours de la réunion.
Madagascar compte actuellement 21 zones humides classées sites Ramsar. Mais la superficie des zones humides que compte la Grande île atteint plus de 4 millions de km². Elles abritent, selon le MEDD 40% de la biodiversité.
Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable