ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – La Banque mondiale invite le gouvernement à étudier la possibilité que les dirigeants de l’EDBM siègent au Conseil des ministres lorsqu’un point concernant l’environnement des affaires est à l’ordre du jour

Antananarivo, 13 Décembre, 19h47 – L’amélioration de l’environnement des affaires à Madagascar se heurte à un manque d’implication du secteur privé et à des problèmes institutionnels en matière de promotion des investissements. C’est ainsi que la Banque mondiale suggère dans son diagnostic du secteur privé destiné à Madagascar, que « le président du Conseil d’administration de l’Economic development board of Madagascar (EDBM) et/ou son directeur siège au Conseil des ministres lorsqu’un point concernant l’environnement des affaires est à l’ordre du jour ». Pour la Banque mondiale, cette réforme devrait permettre de « renforcer le mandat de l’EDBM afin de lui donner plus de légitimité », peut-on lire dans le diagnostic.

Mais la Banque mondiale note également dans son document que l’agence chargée de la promotion des investissements à Madagascar se heurte à de nombreuses difficultés dans l’accomplissement de sa mission. Elle cite notamment des difficultés de coordination inter-gouvernementale. « Actuellement, son travail chevauche avec celui d’autres agences gouvernementales. Il ne collabore pas toujours avec les ministères de tutelle », spécifie la Banque mondiale dans son diagnostic.

« L’EDBM effectue des actions de promotion sectorielle, et de leur côté, les ministères de tutelle assurent aussi la promotion d’investissement sectoriels », note l’institution de Bretton Woods. Il faudrait donc que les ministères coordonnent leurs activités avec celles de l’EDBM pour garantir la cohérence des actions et éviter des doublons. Ces conditions devraient permettre de renforcer la confiance des investisseurs et d’étendre la capacité institutionnelle du pays en matière de réforme, souligne encore la Banque mondiale dans son diagnostic.