Antananarivo, 16 Janvier, 16h35 – Un poids financier réel. Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) avait alerté sur les dysfonctionnements liés au remboursement par l’Etat des crédits de TVA de ses membres. Des arriérés estimés à plus de 100 milliards d’ariary non remboursés depuis 2019 fragiliseraient actuellement la trésorerie de ces entreprises. Une situation que ce Groupement rapporte avoir soulevé lors de la rencontre entre le secteur privé et la délégation du Fonds monétaire international (FMI), mercredi.
Le sujet avait déjà été abordé la semaine dernière, durant la rencontre entre les représentants du GEFP et les responsables auprès du ministère de l’Economie et des finances et du ministère de l’Industrialisation et du développement du secteur privé. Les difficultés rencontrées par les entreprises du secteur privé, notamment les dysfonctionnements liés au remboursement de la TVA et les problématiques relatives à la législation encadrant les zones franches y ont alors été abordées.
Selon le rapport du ministère en charge du secteur privé, le ministère en charge des Finances s’est engagé à améliorer le processus de remboursement de la TVA. Ce département se positionne pour sa part en tant qu’intermédiaire, qui va relayer les doléances et attentes des entreprises privées auprès des autorités compétentes. Et ce, tout en insistant sur l’importance de la collaboration et de la confiance mutuelle entre l’État et le secteur privé. Lors de leur rencontre avec les missionnaires du FMI, le GEFP avait indiqué que le régime franc demeure un modèle économique attractif et créateur d’emplois, avec plus de 60 000 postes dépendant de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa). Ce Groupement revendique 30% des emplois formels à Madagascar dans 15 secteurs d’activités, avec une contribution à 20% au Produit intérieur brut (PIB) du pays.