Les autorités tirent des leçons de l’incendie survenu dans l’enceinte de l’aire protégée Allée des Baobabs en octobre 2025. Des pares-feux, accessibles aux véhicules, sont actuellement aménagés dans l’enceinte du site, dans le Fokontany Bekonazy, Commune de Bemanonga Morondava. Ce nouveau dispositif permet d’y renforcer la lutte contre les incendies, tout en facilitant l’accès en voiture et en renforçant la protection et l’entretien des zones de pâturage locales.
Couvrant 4 hectares de surface, les pare-feux prévus au sein de l’Allée des Baobabs forment une piste d’environ 7km autour du site. Le lancement des travaux s’est tenu le 30 juin à Morondava, en marge de la triple célébration de la journée mondiale de l’environnement, de celle de la biodiversité et de celle de la lutte contre la désertification et la sécheresse. Ce dispositif permet de prévenir la propagation des feux jusqu’à l’aire protégée.
En octobre 2025, un feu parti d’un brûlis agricole à près de 2km du site protégé s’est propagé jusqu’à l’Allée, et il a fallu toute une journée aux équipes et aux communautés locales mobilisées pour éteindre les flammes. Selon le directeur régional de Fanamby Menabe, gestionnaire de l’Allée des Baobabs, Soary Randrianjafizanaka, la principale leçon tirée de l’incendie de 2025, le premier en 10 ans de protection, c’est le risque permanent d’un tel drame, lequel nécessite des mesures drastiques.
L’accessibilité des pare-feux constitue ainsi une innovation puisqu’habituellement, ils sont simplement défrichés et ne sont pas praticables par les véhicules. “Auparavant, Il fallait transporter à dos d’homme l’eau et le matériel de lutte contre les incendies. Désormais, les gestionnaires et les communautés pourront intervenir beaucoup plus rapidement en cas d’urgence”, affirme cette responsable.
Outre la préservation du site, les travaux d’aménagement des pares-feux visent à renforcer la protection et l’entretien des zones de pâturage, tout en mettant en place un modèle de gestion qui pourra être reproduit dans d’autres localités, à en croire le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Rufin Zamany. S’étendant sur 320 ha et protégée par décret depuis 2015, l’Allée des Baobabs comprend notamment 188 ha de reboisement et 28 ha de pâturages. Le cœur du site s’étend sur un hectare, abritant 21 baobabs majestueux et naturellement alignés.















