Antananarivo, 15 Octobre, 21h05 – Scinder la question en deux et remettre à plus tard le traitement de l’os. Le gouvernement choisit de gérer pas à pas la question des stocks de rondins de bois de rose face à l’intransigeance de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) sur le sort des stocks déclarés.
« Maintenant, on avance step by step [pas à pas]. On exploite les bois saisis (…) Puis on entre dans le cas des stocks quelque part qui avaient fait l’objet de déclaration d’il y a dix ans de cela », indique Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable en marge du lancement d’un projet environnemental de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international sur la lutte contre la corruption et le trafic des espèces, ce vendredi à Ivandry.
La membre du gouvernement explique sa « manière de travailler ». « On ne fait pas tout en même temps sinon on tourne en rond comme cela a été le cas pendant dix ans. Nous commençons par l’existant avec les 19 000 rondins », explique-t-elle. Avec la nouvelle ligne de conduite établie par les chefs de l’Exécutif, « on utilise localement [les rondins de bois précieux] et non ceux comptés quelque part », réitère-t-elle, prenant l’exemple de de la reconstruction d’Anatirova. Elle évoque également l’accord de principe de l’octroi d’une partie des bois précieux pour les artisans de l’Amoron’i Mania.
Baomiavotse Vahinala Raharinirina affirme que c’est la nouvelle forme de collaboration avec la Cites. Pour elle, ce n’est qu’après la réussite de ce premier pas qu’on peut « voir la suite ». « On pourra alors avancer avec les stocks, qui se trouvent quelque part, objets de déclaration il y a dix ans de cela », affirme-t-elle sans évoquer le calendrier de mise en œuvre de ce « new plan », qui comprend, entre autres, un projet mettant en place un système de traçabilité des bois précieux.
Madagascar avait eu des difficultés à faire passer son plan pour la gestion des stocks auprès de la CITES ces dix dernières années. Le sort des stocks déclarés constitue le nœud gordien du problème. Des opérateurs économiques militent pour la vente des stocks en leur possession et la récupération du fonds obtenus par les transactions. Les bailleurs de fonds et les organisations œuvrant dans la protection de l’environnement considèrent pourtant lesdits stocks comme étant illégaux, avec les conséquences que cela entraîne.














