ENVIRONNEMENT – Le ministre Luck Aristide Andriatsihala appelle à l’apaisement au sein du ministère

“Nos véritables ennemis ne sont pas nos collaborateurs au sein du ministère. Nos ennemis sont les trafiquants de tortues, les exploitants illégaux de bois de rose et tous ceux qui détruisent notre environnement”. Le nouveau ministre de l’Environnement et du développement durable (MEDD), Nolave Luck Aristide Andriatsihala, tient un discours d’apaisement devant ses collaborateurs lors de la passation de service avec le ministre sortant, Michaël Rafanomezantsoa Manesimana, jeudi.

 

Dans son discours, celui qui avait été directeur d’appui à la promotion de l’économie verte et bleue puis secrétaire général du ministère exhorte ses collaborateurs à tourner la page des conflits internes. “Si nos dirigeants ont choisi de nommer une personne issue de ce ministère, c’est pour répondre à nos aspirations”, souligne-t-il.

 

Pour la première fois en 66 ans, c’est un agent du ministère qui accède au poste de ministre, et Luck Aristide Andriatsihala ne manque pas de rappeler son ancienneté et son appartenance à la maison. “Je ne suis pas un nouveau venu. J’ai intégré le MEDD en 2010 et j’occupe aujourd’hui mon huitième poste”, lance-t-il, soulevant qu’il a “gravi tous les échelons, du “sac au dos” à celui de ministre”.

 

Il présente alors cette promotion interne présentée comme un signe de reconnaissance du travail des agents et un facteur de cohésion. “Mettons-nous au travail. Cessons les querelles de « coqs » et adoptons la force des « taureaux » pour restaurer notre environnement”, enjoint-il. Face à l’urgence environnementale, notamment la baisse de la couverture forestière, il appelle à une mobilisation collective. Il se dit également

 

Le ministre se dit également ouvert aux changements. “Nous allons renouveler ce département. Nous corrigerons ce qui ne va pas, ce qui suscite des plaintes et des polémiques sur Facebook”, affirme-t-il, annonçant une table ronde dès la semaine prochaine. “Je visiterai chaque service pour mieux nous organiser. Si l’organigramme doit être modifié, nous le ferons. Nous pourrons même créer une direction du contrôle forestier si nécessaire. Mais commençons par dialoguer pour atteindre notre objectif : un environnement favorable à la population malgache”, conclut-il.