Antananarivo, 11 Août, 10h05 – Le changement climatique affecte les aires protégées terrestres de Madagascar. Si des mesures d’adaptation ne sont pas prises, celles-ci risquent de perdre une partie, voire une grande partie de leur biodiversité, d’ici à 2050, estime un rapport publié lundi par le Fonds mondial pour la nature (WWF) Madagascar.
⭕️Dans son étude, le WWF a évalué les impacts potentiels du changement climatique sur 72 aires protégées parmi les 122 que compte le pays. A l’issue de l’étude, il apparaît que 47% des aires protégées sont considérées comme vulnérables au changement climatiques, 53% évaluées comme très vulnérables.
⭕️Parmi les aires protégées hautement vulnérables se trouvent l’aire protégée de Vohidefo, le parc national de Zahamena, le parc national Mikea, le parc national d’Andohahela, le parc national Zombitse Vohibasia, le parc national de l’Isalo et celui d’Ankarafantsika. Ces vulnérabilités se traduisent par des changements des types d’habitats qui concernent plus de la moitié des aires protégées étudiées, et par la perte des espèces. Selon l’évaluation de WWF, 21% d’entre elles perdraient plus de 33,3% des espèces.
⭕️Le changement climatique peut également amener les hommes à exercer de fortes pressions sur la biodiversité. Plus la densité de la population aux alentours de ces aires protégées augmente, plus les pressions anthropiques sont fortes. « Les personnes vivant autour des aires protégées sont pauvres et la plupart dépendnet de pratiques agricoles destructrices et de la collecte de ressources naturelles ppur leurs moyens de subsistance », explique le WWF.
⭕️Les diverses menaces rapportées par le WWF sont la collecte de produits forestiers, les défrichements, le braconnage, les feux, les coupes illicites, les extractions minières, la carbonisation, les installations humaines, les prélèvements de plantes médicinales etc. Pour le WWF, les actions à mener auprès de ces aires protégées doivent ainsi à la fois viser l’adaptation des écosystèmes et des espèces et celle des populations locales.
⭕️Les principales mesures recommandées sont ainsi :
?la création d’un réseau de corridors de conservation,
?la promotion des efforts importants de conservation,
?l’amélioration de la protection au sein des aires protégées,
?la réduction des pressions sur les aires protégées,
?l’investissement dans le tourisme pour accroître les revenus des parcs,
l?e renforcement de la gestion directe des espèces,
?le renforcement du suivi de la biodiversité,
?l’intégration des préoccupations en matière de biodiversité dans les politiques sectorielles, et
?le renforcement de l’importance de la biodiversité et des aires protégées dans les référentiels d’adaptation au changement climatique.
