Antananarivo, 29 Juin, 20h45 – Madagascar ne pourra pas encore détecter l’éventuelle présence d’un variant du coronavirus sur ses terres. Le séquenceur que le président de la République, Andry Rajoelina, avait demandé au ministère de la Santé publique de placer auprès du Laboratoire des analyses médicales de Madagascar (LA2M) n’est pas encore arrivé.
Un responsable auprès de la présidence évoque des discussions avec l’Académie nationale de médecine afin de déterminer le choix de l’appareil adéquat pour expliquer le retard. Il parle également de certaines démarches qu’il faut entreprendre avant de faire venir l’appareil à séquençage qui permet de détecter la présence des variants du coronavirus.
Avec la fin de la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 au cours de laquelle le variant sud-africain avait également frappé, les autorités ne semblent plus pressées de doter le pays d’un séquenceur. Le président de la République avait « enjoint » le ministère de la Santé de doter le LA2M de cet appareil dans un « délai d’un mois ». Mais l’outil paraît ne plus être une priorité.
Avec le variant Delta qui commence à sévir dans les pays et îles voisins de la Grande île, pourtant, le séquenceur permettrait de détecter au plus tôt son éventuelle présence. Pour détecter le variant sud-africain en Mars, Madagascar avait encore dû envoyer des échantillons en France, à l’Institut Pasteur de Paris.