Antananarivo, 6 Novembre, 9h40 – Huit cas de peste depuis le début de la saison pesteuse. Soit quatre fois moins que les cas enregistrés à la même période en 2019. « L’année dernière à la même période, nous étions déjà à 32 cas, cette année, nous en sommes à huit », indique le Professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique, dans une communication vidéo publiée par le ministère de la Santé publique.
Le ministre de la Santé publique explique cette baisse par le renforcement des mesures de surveillance épidémiologique prises cette année. « Dès le mois d’Août, nous avons mis en place une stratégie et dès l’apparition du cas zéro, toutes les mesures sont prises pour endiguer la propagation de la maladie », rapporte-t-il.
Malgré cette diminution du nombre des cas, le ministre appelle à la vigilance de tout un chacun. « Car il existe des cas de peste, en baisse, mais bien présents », soutient-il. Il invite les citoyens à approcher les centres de santé dès l’apparition des symptômes de la peste, tels que les ganglions pour les cas de peste bubonique, et les problèmes respiratoires pour les cas de peste pulmonaire. « Le traitement est gratuit », rappelle le ministre.
Cette année sur les huit cas, quatre ont été mortels. L’un des décès est survenu dans la région d’Analamanga. « Il s’agit d’un cas communautaire, l’individu n’a pas été évacué à temps en centre de santé », souligne le Docteur Rija Rabemananjara, directeur régional de la santé publique (DRSP) d’Analamanga.
Le ministre sensibilise également à la prévention. Outre les mesures habituelles d’hygiène et d’assainissement, il invite les populations à lutter contre les feux de brousse. « Lorsque les végétations sont incendiées, les rats montent dans les villages et les villes, alors qu’ils transportent les puces vecteurs de la bactérie de la peste », prévient-il.