EPIDEMIE – Les autorités sanitaires rassurent sur l’absence des variants autres que les variants alpha et beta à Madagascar et affirment expérimenter des démarches d’identification de variants par la technique du criblage

Antananarivo, 20 Décembre, 7h35 – Les variants préoccupants, delta et omicron, ne sont pas encore présents à Madagascar, laisse entendre le ministère de la Santé publique. « Jusqu’ici, seuls les variants alpha et beta ont été détectés dans les échantillons prélevés », annonce le Dr Rado Razafimahatratra, directeur général des fournitures des soins (DGFS) dans une vidéo postée par le ministère de la Santé publique dimanche soir.

A l’entendre, Madagascar envoie régulièrement des échantillons auprès d’un laboratoire reconnu dans le monde pour détecter d’éventuels variants, mais apparemment, aucun des variants préoccupants n’a encore été dépisté sur les échantillons envoyés. La Grande île s’est également dotée d’un appareil séquenceur « d’une valeur de 300.000 dollars » mais celui-ci n’a pas non plus détecté de variants.

D’ailleurs, pour l’instant, l’appareil sert surtout à effectuer le criblage, précise le Dr Manuela Vololoniaina, directeur de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et riposte. Il s’agit d’une technique qui consiste à détecter si le virus présent dans les échantillons criblés comporte des molécules actives d’un variant. Le criblage doit néanmoins être « vérifié et comparé avec des techniques existantes », explique la DVSSER qui parle d’une « expérimentation ».

Le séquençage effectué après le criblage sert à analyser la génétique complète du virus et à déterminer de façon sûre de quel variant il s’agit. « Quand tout cela est bien en place, les autorités diront de façon officielle quels sont les variants qui existent à Madagascar », souligne encore le Dr Manuela Vololoniaina. La surveillance de la présence éventuelle de variants par criblage se fait néanmoins au quotidien, indique-t-elle.

Outre le criblage effectué par l’appareil dont s’est doté l’Etat malgache et qui est déposé au Laboratoire des analyses médicales de Madagascar (LA2M), le Centre d’infectiologie Charles Mérieux (CICM) s’est également équipé pour le criblage des variants du SARS-COV2. Le criblage n’y a pourtant pas encore commencé, si l’on en croit la Fondation Mérieux. Dans un tweet publié vendredi, celle-ci souligne que l’équipement qui est capable de détecter la présence d’éventuels variants est encore actuellement en test de validation.

Photo : Fondation Mérieux