Madagascar recense trois décès depuis le début de l’épidémie de variole du singe, en décembre 2025. Le dernier décès, survenu en début de cette semaine a été enregistré à Mahajanga. Selon le directeur général de la médecine préventive auprès du ministère de la Santé publique, Dr Andrianina Désiré Rakotoarimino, il s’agit d’un jeune homme présentant une immunité affaiblie en raison d’une maladie chronique, ayant entraîné une surinfection.
La victime faisait partie des 13 patients en traitement à l’hôpital Manarapenitra Mahavoky à Mahajanga. Un cas similaire avait été observé la semaine précédente à Ambanja, où un homme en situation de vulnérabilité a succombé.
Certaines personnes vulnérables sont particulièrement exposées aux formes graves de la Mpox, notamment les diabétiques, les tuberculeux et les personnes vivant avec le VIH. La transmission de la maladie se fait majoritairement par voie sexuelle, représentant environ 66 % des cas recensés, selon notre source.
Toutefois, à Mahajanga, la forte mobilisation des autorités locales a permis de renforcer la riposte. La transmission du virus pourrait même être interrompue d’ici la fin du mois d’avril. La campagne de vaccination progresse, notamment dans les sites dédiés.
Selon le dernier bilan communiqué le 7 avril par le porte-parole du ministère de la Santé publique sur le Mpox, le professeur Diavolana Andrianarimanana Köcher, deux nouveaux cas suspects ont été enregistrés, ainsi qu’un cas confirmé à Mahajanga. Neuf patients ont été déclarés guéris et un décès a été rapporté.
Au total, 829 cas confirmés et 680 guérisons ont été recensés, pour 1 728 cas cumulés dans 49 districts sanitaires. Cette responsable n’a pas manqué de souligner que la vaccination reste un levier essentiel de prévention. Désormais ouverte à tous dans les centres de santé, elle est fortement recommandée pour les personnes vulnérables.
