EPIDEMIE – Une femme vivant avec le VIH décède de la Mpox à Toliara

Photo : CHU Mitsinjo Betanimena

Un septième décès lié à la Mpox enregistré à Madagascar depuis le début de l’épidémie. Une femme âgée de 39 ans, résidant dans le district de Toliara II, vient de succomber au centre hospitalier universitaire de Mitsinjo Betanimena Toliara, indique le dernier bilan de la Mpox dressé par le Centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national.

Selon les informations recueillies auprès du ministère de la Santé publique, la victime était une personne séropositive, vivant avec le VIH. Elle aurait suivi un long traitement dans un établissement privé, avant de se rendre à l’hôpital le 5 juin. La femme se trouvait déjà dans un état critique au moment de son admission au CHU Mitsinjo Betanimena. Les analyses médicales effectuées ont confirmé une co-infection au VIH et à la Mpox, selon notre source. La femme a immédiatement reçu un traitement antirétroviral, mais c’était trop tard avec son état de grande faiblesse, conduisant à son décès.

À la date du 7 juin, le bilan dressé par le Cousp national fait état de 49 cas suspects, 55 cas confirmés, dont plus de la moitié recensés dans la région Atsinanana, 26 guérisons et un décès. Depuis le début de l’épidémie à la mi-décembre 2025, Madagascar enregistre 3 241 cas notifiés, dont 1 976 confirmés. Au total, 1 503 personnes ont été déclarées guéries, tandis que le nombre de décès s’élève désormais à sept.

L’incident manager du Cousp national, le Pr Mamy Randria, rappelle que le virus de la Mpox continue de circuler activement à Madagascar. Certaines catégories de la population demeurent particulièrement vulnérables aux formes graves de la maladie, notamment les personnes vivant avec le VIH, les usagers de drogues injectables, les enfants, les femmes enceintes ainsi que d’autres groupes à risque. Le renforcement des mesures de prévention, y compris la vaccination, s’avère ainsi essentiel.

La consultation médicale rapide reste recommandée dès l’apparition de symptômes suspects, à l’exemple d’une forte fièvre, maux de gorge, fatigue intense ou encore des douleurs musculaires et dorsales. La prise en charge se fait gratuitement dans les centres de traitement et d’isolement. Les numéros verts 910 et 115 sont également opérationnels pour toute demande d’information ou de conseil.