Ils étaient partis avec l’espoir de décrocher leur baccalauréat. Mais le voyage vers le centre d’examen a viré au drame. Dix-neuf élèves d’un lycée privé de Dabolava, dans la région du Menabe, ont été victimes d’un accident de la circulation alors qu’ils rejoignaient Miandrivazo pour passer les épreuves du baccalauréat. Six d’entre eux, grièvement blessés, n’ont finalement pas pu composer. Quatre autres, hospitalisés puis revenus à temps, ont bénéficié d’épreuves spéciales.
L’accident s’est produit le 19 juillet, aux environs de 14h, à une cinquantaine de kilomètres de Miandrivazo, sur un tronçon de route particulièrement dégradé. Les candidats avaient affrété un véhicule pour effectuer le déplacement. Le bilan est lourd. Neuf élèves, légèrement blessés, ont pu poursuivre leur route jusqu’au lycée privé Saint-Pierre de Miandrivazo où ils ont participé normalement aux épreuves. Les dix autres ont été évacués vers un établissement hospitalier d’Antsirabe pour recevoir des soins adéquats.
Parmi ces derniers, quatre ont pu revenir au centre d’examen après leur hospitalisation. Leur retour tardif leur a toutefois fait manquer certaines épreuves. Selon le chef de centre à Miandrivazo, Célin Daudet Tovohery, trois candidats sont arrivés après le début de la philosophie, tandis qu’un autre n’a pu assister à aucune des deux épreuves du premier jour. Face à cette situation, des épreuves spéciales leur ont été accordées ce vendredi, la philosophie pour les quatre et l’anglais pour le quatrième, arrivé à Miandrivazo mardi matin. Les six autres candidats, gravement blessés, ont dû renoncer à l’examen.
Selon toujours le chef de centre, certains de ces candidats présentent des fractures du bras, des plaies à la tête ou des traumatismes crâniens. Leur prise en charge médicale était prioritaire, mais ils ont quand-même pu rejoindre Miandrivazo pour poursuivre les épreuves. Leur volonté de ne pas abandonner malgré les circonstances leur ont valu une session spéciale. Cette situation exceptionnelle rappelle les difficultés auxquelles sont confrontés certains candidats, contraints de parcourir de longues distances sur des infrastructures routières parfois précaires pour accéder aux centres d’examen.















