Antananarivo, 10 Mars, 13h30 – 1 702 544. C’est le nombre de carrés miniers dont dispose la Grande île, selon les estimations du Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM). 26%, soit 440 264 carrés miniers, sont situés dans des zones protégées, toutes confondues. 30%, soit 509 782 carrés, sont occupés par des titres miniers à fin 2023. 814 46, soit 48% sont des carrés libres, d’après les données de cet établissement public, reprises et publiées par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) Madagascar dans son récent rapport.
Une grande partie du territoire malgache est ainsi disponible pour une éventuelle demande de permis miniers. Mais le gel de l’octroi de permis en place depuis 2010 est notamment à l’origine de la baisse quasi-annuelle du nombre de carrés miniers occupés, fait remarquer cette organisation tripartite œuvrant pour la transparence minière. Ces carrés occupés qui s’élevaient à 548 541 en 2018, baissaient à 545 334 en 2019 pour se situer à 509 363 en 2020.
De même, le gel de l’octroi de permis miniers avait conduit à la baisse du nombre de permis valides, de 5 228 en 2018 à 5 227 en 2019 pour finir à 5 003 en 2020. Pour l’ITIE Madagascar, « cette baisse peut s’interpréter comme le départ d’opérateurs extractifs ». Elle a d’ailleurs impacté sur les recettes de l’Etat constituées par les Frais d’administration minière (FAM) perçus par le BCMM.
Il est par ailleurs décidé, dans le nouveau code minier, la réduction à 5 000 km2 soit environ 12 800 carrés miniers de la superficie maximale couverte par le permis de recherche (PR) qui pouvait auparavant aller jusqu’à 10 000 km2. Un permis d’exploitation ne devra plus couvrir que 500 km2, soit 1280 carrés miniers, s’il couvrait 1 000 km2 dans le code minier non révisé. Pareil pour le permis réservé aux exploitants artisanaux (PREA) qui ne couvrira que 50 km2 soit 128 carrés miniers s’il couvrait auparavant 100 km2.
