La Banque mondiale remet au pot 90 millions de dollars pour le Programme d’amélioration des résultats nutritionnels (Parn). Ce financement additionnel récemment approuvé par l’institution permettra d’intensifier la lutte contre le retard de croissance infantile et de protéger la santé de millions de familles vulnérables à travers Madagascar.
Lancé en 2017, le programme Parn se fixe comme objectif la réduction de 30% du retard de croissance chez les enfants, jusqu’à toucher 600 000 enfants d’ici 2028. Ce financement additionnel devra contribuer à élargir l’accès à des services essentiels de santé et de nutrition, couvrant la santé reproductive ainsi que la santé maternelle, néonatale, infantile et adolescente. Pas moins de 5 millions de personnes dans les régions les plus vulnérables de la Grande île en seront les bénéficiaires.
Ce package financier de 90 millions de dollars s’appuie sur une approche combinée. Il y a l’apport de 80 millions de dollars provenant de l’Association internationale de développement (IDA), le guichet concessionnel de la Banque mondiale, auquel s’adosse une subvention stratégique de 10 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF). Ce dernier levier est spécifiquement fléché vers la protection et la santé des femmes, des enfants et des adolescents.
L’enjeu de cette rallonge financière c’est de consolider les acquis. Si le programme a fait ses preuves, affichant des baisses de l’ordre de 19 % dans ses zones d’intervention historiques, la Banque mondiale insiste sur plusieurs indicateurs nationaux encore lourds ainsi que des urgences locales. Ce partenaire de Madagascar parle notamment de la hausse de l’émaciation infantile et des pics de malnutrition chronique à 47 % dans le Grand Sud et Sud-Est. Ces 90 millions de dollars agiront donc comme bouclier pour pérenniser les progrès et accélérer la convergence régionale.
