Antananarivo, 23 Novembre, 14h17 – Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) estime à 32 690,6 milliards d’ariary soit 7 247,2 millions de dollars la dette du gouvernement central projetée à fin décembre 2023. Ce qui constitue une hausse de 21,2% par rapport à l’année dernière durant laquelle le portefeuille de la dette publique s’établissait à 5 978,7 millions de dollars, indique le ministère dans la Stratégie de la dette à moyen terme (SMDT) 2024-2026.
Ce portefeuille de la dette publique prévue à la fin de cette année, et qui équivaut à 46,2% du PIB de Madagascar, est constitué à 83,5% par la dette extérieure qui est estimée à 27 294,9 milliards d’ariary. 66,9% de cette dette extérieure est composée de prêts hautement concessionnels tandis que les prêts commerciaux ne représentent que 0,3%, précise le ministère en charge des Finances.
Le stock de la dette intérieure est pour sa part estimé à 5 395,7 milliards d’ariary. L’encours des Bons du trésor à moyen terme (BT MT) s’élève à 2 303 milliards d’ariary, soit 42,7% de la dette intérieure. Le MEF rapporte alors que le Bon du trésor Fihary (BTF) est l’instrument le plus utilisé en raison de son rendement attractif par rapport à celui du Bon du trésor par adjudication (BTA) qui représente 11,5% de la dette intérieure.
Pour ce qui est des sources potentielles de financement, le ministère de l’Economie et des finances indique que les bailleurs de fonds traditionnels, avec leurs financements concessionnels et semi-concessionnels restent les partenaires privilégiés de Madagascar. Le ministère parle entre autres de la Banque mondiale, de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), de la Banque africaine de développement (BAD) ou encore la Banque européenne d’investissement (BEI). La Grande île entend rester partenaire de la France, le Japon, l’Inde, la Chine ou la Corée du Sud. Mais le MEF avance également l’exploration des financements verts, compte tenu de la vulnérabilité de Madagascar au changement climatique.
Le recours aux financements non concessionnels ou prêts commerciaux auprès des banques commerciales s’avère néanmoins inévitable. Cette disposition est « indispensable compte tenu du déséquilibre entre la disponibilité des financements concessionnels et l’importance des investissements nécessaires au développement du pays », explique le MEF.
Au niveau local, les principaux instruments de financement intérieur seront les Bons du trésor par adjudication, les avances statutaires et les titres de bons de trésor dont les BTF et les BTS. L’émission de nouveaux titres à plus longue maturité est aussi avancée par le MEF.