Le montant maximal d’emprunts extérieurs pouvant être contractés par le Gouvernement central se chiffre à 12 759,0 milliards d’ariary. C’est la somme maximale que l’État s’autorise donc à emprunter cette année, en dehors de Madagascar, notamment auprès de pays étrangers ou d’institutions financières comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI). C’est ce qui est prévu par le projet de loi des Finances rectificatives (PLFR) 2026.
Le plafond de l’endettement intérieur s’élève pour sa part à 3 000 milliards d’ariary. C’est l’argent que l’État emprunte directement sur le marché malgache, que ce soit auprès des banques locales ou des citoyens via des titres du Trésor.
Le montant maximal des garanties sur emprunt susceptibles d’être accordées par l’Etat au titre de l’année 2026 est fixé à 46 milliards d’ariary. Il arrive parfois qu’une entreprise publique ou une entité stratégique a besoin d’un prêt, mais les banques hésitent à lui prêter. L’État se porte alors « garant ». Si l’entreprise ne peut pas rembourser, c’est l’État qui paiera à sa place. Aussi, pour 2026, l’État ne peut accorder sa garantie que pour un total maximal de 46 milliards d’ariary.
À fin décembre 2025, le stock de la dette extérieure du Gouvernement central était estimé à 27 426,4 milliards d’ariary, soit environ 6,18 milliards de dollars. Cette dette envers l’étranger était constituée à plus de 82,6 % par les prêts concessionnels. Ce résultat est porté par les partenaires multilatéraux majeurs comme l’Agence internationale pour le développement (IDA), la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds international de développement agricole (Fida) qui détiennent à eux seuls 66,3 % de cet encours extérieur grâce à des crédits à taux fixe et à longue maturité.
Le stock de la dette intérieure était pour sa part estimé à 4 426,3 milliards d’ariary à fin décembre 2025, soit environ 997,6 millions de dollars. Le marché financier local est largement dominé par les Bons du trésor Fihary (BTF) à 2 et 3 ans, qui constituent 62,89 % de la dette intérieure. Ces titres s’avéraient de plus en plus attractifs pour les investisseurs nationaux en raison de leur rentabilité élevée, affichant un taux moyen pondéré de 13,01 %. Une performance nettement supérieure à celle des Bons du trésor par adjudication (BTA) qui plafonnent à 8,57 %, selon ce qui est exposé dans le Document budgétaire annexé à la loi des Finances initiale de 2026.
