L’État dit promouvoir l’inclusion des jeunes dans la gestion des affaires publiques. Des quotas spécifiques dédiés aux jeunes, de même qu’un plafonnement de l’âge pour certains recrutements ministériels seront prochainement instaurés. Ces dispositions qui visent à attribuer des responsabilités aux jeunes avaient été convenues durant le récent séminaire gouvernemental qui s’est tenu à Ampefy, indique le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison.
L’approche préconisée par le Chef du Gouvernement repose sur l’attribution de responsabilités fondées sur la compétence et non sur l’octroi discrétionnaire de postes. Le Premier ministre indique écarter ainsi l’octroi de privilèges statutaires. D’ailleurs, l’application stricte du principe de concours et de mérite pour l’accès à ces fonctions de responsabilités sera de mise, insiste-t-il.
Cette intervention de Mamitiana Rajaonarison intervient à un moment où plusieurs sollicitations émanant de jeunes revendiquant des nominations administratives au titre de leur participation à la lutte populaire sont observées auprès des plus hautes instances de l’État. Elles vont des membres du Gouvernement, du Bureau du Premier ministre jusqu’à la présidence de la Refondation de la République. Cette approche doit toutefois évoluer, soutient le Premier ministre, administrateur civil de formation, en expliquant que “l’engagement militant ne saurait constituer, en soi, un titre d’accès automatique aux fonctions publiques”.
Il rassure toutefois que le président de la Refondation place la jeunesse au centre des priorités nationales. Et les orientations du Chef de l’État, exprimées lors de ses interventions officielles, promeuvent activement l’autonomisation et l’inclusion des jeunes dans la gestion des affaires publiques.
