La piste d’une retraite à 62 ou à 65 ans pour les agents de la Fonction publique de nouveau évoquée. L’option d’un relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite à 62 ou 65 ans est l’une des mesures envisagées par le Gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites. L’objectif est de garantir la pérennité du régime de la retraite ainsi que le note le ministère de l’Economie et des finances dans le Document budgétaire annexé au projet de loi des Finances initial (PLFI) 2026.
Comme en 2017, où cette disposition avait déjà été avancée, ce relèvement de l’âge de départ à la retraite est l’une des solutions placées sur la table pour faire face au déficit persistant de la Caisse de retraite civile et militaire (CRCM), déficit notamment dû à la réduction du nombre des cotisants, les recrutements étant ralentis voire gelés, alors que les départs à la retraite demeurent stables mais élevés. L’objectif des autorités est alors d’allonger la durée de cotisation et de réduire la pression sur les finances publiques.
Pour l’exercice de 2026, par exemple, le projet de loi de finances de 2026 prévoit d’allouer une subvention budgétaire de 372,30 milliards d’Ariary à la CRCM, soit une hausse de +76,09 milliards par rapport à 2025. Les autorités reconnaissent cependant que cette mesure entraînera inversement une augmentation plus marquée des dépenses de solde par rapport aux dépenses de pensions dans le budget de l’État.
D’autres mesures sont ainsi prévues, comme “l’affiliation des caisses de retraite publiques à l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), afin de renforcer la gouvernance et la transparence” ou encore la “révision de la majoration pour enfant (MPE) qui sera limitée à trois enfants pour réduire la charge budgétaire et taux plafonné à 15% pour éviter des coûts excessifs”. Il est également question de mettre en place une “politique active de gestion des effectifs, visant à maintenir un ratio cotisants/retraités équilibré grâce à une politique de recrutement cohérente”.















