Antananarivo, 14 Novembre, 21h45 – Stop ou encore ? Sitôt les rideaux des éliminatoires de la Coupe du monde tombés, des questions se posent sur le futur des Barea, du moins sur le sort d’Eric Rabesandratana, le sélectionneur. Il réaffirme son envie de continuer mais « pas n’importe comment et pas à n’importe quelle condition ».
« J’ai envie d’aller jusqu’à la CAN 2023 mais pas n’importe comment et pas à l’importe quelle condition. Il faut discuter tout simplement », prévient le head coach de l’équipe nationale à l’issue du match des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 contre la Tanzanie, à Mahamasina ce dimanche. « Je pense que cette équipe a énormément de potentiel. Mais il faut nous permettre de travailler et de travailler sereinement. Cela n’a pas été toujours le cas jusqu’à maintenant », regrette-t-il.
Eric Rabesandratana affirme « connaître le contexte de fonctionnement » de la Fédération malgache de football (FMF). «Ce n’est pas forcément pour aider le travail sur le terrain », déplore-t-il.
Le sélectionneur indique qu’il va « discuter avec le président Raoul [Arizaka Rabekoto, président de la FMF]. Voir les intentions, quelles sont mes intentions » car « on ne peut pas travailler n’importe comment », évitant de dévoiler les contours de ses conditions.
Le sort d’Eric Rabesandratana reste en pointillés compte tenu de la situation à la FMF, minée par des luttes intestines. Raoul Arizaka Rabekoto, qui l’avait recruté, fait l’objet d’une procédure de destitution menée par une partie des membres du Comité exécutif de l’instance dirigeante du football et est condamné par la justice.
« Je pense que c’est la Fifa qui prend les décisions pour les présidents de fédération. Donc pour moi je n’ai pas d’autres interlocuteurs, pour l’instant », soutient le sélectionneur des Barea avant de souligner qu’il « n’entre pas dans la politique et ne fait pas de la politique ». Mais « il va y avoir des discussions pour qu’on arrive à développer le football malgache ensemble et sous certaines conditions parce qu’on ne peut pas faire n’importe quoi », conclut-il.
Le bilan d’Eric Rabesandratana est moins reluisant. Les Barea avaient obtenu quatre défaites, une victoire et un nul avec un jeu discuté sous sa direction. Le sélectionneur, lui, avait toujours réclamé de la patience et du travail pour arriver à des résultats. La rencontre face à la Tanzanie, avec un jeu offensif, qui n’est pas toujours récompensé, faute d’efficacité, a plu aux férus du ballon rond présents à Mahamasina.
L’ancien joueur du Paris Saint-Germain (PSG) et de Nancy avait hérité d’une équipe nationale qui venait d’échouer à la qualification à la CAN 2021. Faute d’une ligne directrice claire, entre l’envie d’obtenir des résultats dans l’immédiat et le rajeunissement d’un effectif vieillissant, le staff technique avait tâtonné avant de trouver la « bonne formule », selon Eric Rabesandratana.