Une position favorable au processus de consultation engagé par la Fédération internationale de football (Fifa). La Confédération africaine de football (CAF) appelle ses associations membres à examiner la proposition de la Fifa de créer une société commerciale ouverte à des investisseurs privés pour gérer ses activités commerciales et événementielles alors que que plusieurs confédérations et fédérations, emmenées par l’Union des associations européennes de football (Uefa), ont exprimé une vive opposition à cette initiative.
Dans un communiqué publié mercredi, la CAF indique que son président, Patrice Motsepe, réunira le comité exécutif de l’organisation la semaine prochaine afin “d’examiner et d’évaluer” le projet baptisé Fifa Forward Enterprise (FFE). La confédération affirme également vouloir poursuivre les consultations “afin de soutenir l’augmentation des ressources financières et autres destinées au développement et à la croissance du football en Afrique et dans le monde”.
Cette position contraste avec celle de plusieurs autres instances du football mondial. L’Uefa a dénoncé un projet élaboré sans concertation suffisante et a menacé de ne plus participer aux compétitions de la Fifa si celui-ci était maintenu. La Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) a rejeté la proposition, tandis que la Confédération asiatique (AFC) a regretté l’absence de consultation préalable de ses membres.
Malgré cette contestation, la Fifa a confirmé vendredi qu’elle poursuivrait son projet. L’instance présidée par Gianni Infantino affirme que les critiques reposent en partie sur des “informations inexactes” et assure que le processus de consultation restera “ouvert et démocratique”, afin que chaque fédération puisse se prononcer sur la base de faits établis.
La Fifa insiste également sur le fait que “personne n’est en train de vendre le football” et garantit qu’elle conservera le contrôle exclusif de la gouvernance du football mondial, des compétitions et des décisions réglementaires. Elle précise que les investisseurs privés ne pourraient détenir qu’environ 20 % de la future société.
Le projet prévoit la création de la Fifa Forward Enterprise, une structure chargée de gérer les activités commerciales et événementielles de la Fifa, notamment les droits de diffusion, le sponsoring, la billetterie, les licences ainsi que l’organisation de la Coupe du monde et de la Coupe du monde des clubs. La Fifa espère lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars grâce à cette opération, sur la base d’une valorisation de la société à 20 milliards de dollars.
Selon l’instance mondiale, si le projet est approuvé par une majorité des 211 fédérations membres, chacune pourrait recevoir une dotation exceptionnelle de 20 millions de dollars au début de 2027. Le financement du programme Fifa Forward pour la période 2027-2030 passerait également de 8 à 20 millions de dollars par fédération. Les associations membres ont jusqu’au 19 septembre pour se prononcer sur cette proposition, avant une éventuelle validation par les instances dirigeantes de la Fifa.
[15:10, 31/07/2026] Lova Rabary: “Ne volons pas l’argent de l’Etat. Il suffit d’un tout petit changement dans notre mentalité et c’est Madagascar qui changera”. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison insiste sur l’importance de changer les mentalités et les méthodes de travail pour pouvoir réformer le pays. Dans son allocution lors de l’ouverture de la revue semestrielle d’exécution budgétaire, ce vendredi au Centre de conférence internationale d’Ivato, il appelle à un changement de mentalité et de méthode de travail, estimant que de “petits changements” dans les comportements et les habitudes pourraient produire des résultats majeurs pour le pays.
Le chef du gouvernement invite également les responsables publics à privilégier les résultats. Le chef du gouvernement exhorte par ailleurs tout un chacun à ne pas se retrancher derrière les lourdeurs administratives. Selon lui, les procédures qui freinent l’action publique doivent être revues ou modifiées lorsqu’elles constituent un obstacle, tandis que les blocages doivent être signalés et levés sans délai. Il avertit également que les mauvaises habitudes de travail ne sauraient être tolérées et que des sanctions pourraient être prises contre les agents qui refuseraient de s’adapter.
AFP















