Antananarivo, 29 juin, 11h17 – Une grosse mise au point. Le Général Josoa Rakotoarijaona, ministre de la Défense nationale, réaffirme le soutien des Forces armées au Président Andry Rajoelina au moment où les débats sur la nationalité du chef de l’Etat font rage.
« Nous avons un président de la République, Malgache, chef suprême des armées. Nous le soutenons jusqu’au bout », clame l’officier général en marge de la réunion des grands responsables des forces armées, à la presse, à Soanierana jeudi. Il répond à la question sur une éventuelle réflexion menée par les hauts responsables des Forces armées sur le positionnement des forces de l’ordre par rapport à question de citoyenneté du chef de l’Etat.
Le ministre de la Défense nationale s’en remet à la justice avant cette réponse sans ambages. «Vous avez entendu la déclaration du président de la Haute cour constitutionnelle (HCC) [Florent Rakotoarisoa] et vous avez la réponse. Et puis, laissons aux responsables judiciaires et à la justice d’y répondre si cela s’avèrerait nécessaire. Nous n’en faisons pas une polémique là-dessus», affirme-t-il.
Florent Rakotoarisoa avait indiqué que la HCC «qui aura le dernier mot (…) souhaite exprimer son avis comme tout le monde (…) [mais] ne peut pas encore le faire », avant d’être saisie. C’était le 22 juin en marge de l’atelier d’échanges sur les élections organisée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Il avait évoqué l’existence de textes qui régissent le sujet à savoir le code de nationalité et la Constitution qui dispose que « « tout candidat aux fonctions de Président de la République doit être de nationalité malagasy, jouir de ses droits civils et politiques ».
Au début de son intervention, le Général Josoa Rakotoarijaona souligne que les forces de l’ordre « assurent la mission qu’on assigne [aux forces armées] (…) dans laquelle elles sont compétentes (…) à savoir la sécurisation de Madagascar ». « Laissons aux politiciens les tâches politiques », lance le membre du gouvernement.
La publication d’un document sur la naturalisation française du président de la République sur les réseaux sociaux suscite des vives réactions. L’opposition fustige le chef de l’Etat sur le dossier et met sur la table la question relative à sa présence à la tête de l’Etat. Le principal concerné s’est exprimé sur le sujet en rappelant le « patriotisme qui brûle » en lui, le « sang malgache qui coule dans [ses] veines », le 18 Juin.