Antananarivo, 30 Juin, 12h55 – La magistrature attire bien de jeunes. L’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) a reçu environ 3.500 candidatures en réponse à ses avis de concours pour le recrutement de 80 élèves magistrats. Pour les 20 places disponibles dans la filière administrative, 788 candidats sont admis à concourir. Pour la filière financière, ils sont 772 à postuler pour les 20 places ouvertes. La filière judiciaire est celle qui attire le plus de postulants avec 1.920 candidats pour 40 places.
Pas moins de 80 feuillets A4 ont été nécessaires pour imprimer la liste des candidats appelés à passer le concours qui aura lieu du 24 au 27 Août. Celui-ci devait se tenir du 29 Juin au 2 Juillet, mais pour des raisons de procédure, il a été reporté. Il s’agit du premier concours organisé par l’ENMG depuis que le dernier concours organisé en 2018 a été annulé pour suspicion de corruption.
Dans son discours d’ouverture de l’atelier de formation des magistrats et des greffiers à « la maîtrise de la communication interne et l’amélioration des services judiciaires », Anthony Ramarolahihaingonirainy, directeur général de l’ENMG, a martelé que « seuls les meilleurs et les méritants seront admis à l’école ». Il a également rappelé qu’aucune corruption n’est admise dans le cadre du concours.
La formation initiale des magistrats dure 24 mois dont deux mois de vacances. Sur ces 24 mois, la scolarité dure neuf mois, le stage juridictionnel et en administration dure 11 mois. Un mois est, par ailleurs consacré à la confrontation des acquis et des expériences ainsi qu’à la finalisation du mémoire de fin d’études. Un examen d’aptitude, de fin d’études et de classement ainsi que deux semaines de préparation à la prise de la première fonction sont également inclus dans le cursus de formation. Celle-ci se termine avec une prestation de serment qui précède la prise de fonction.