Antananarivo, 12 juillet, 19h45 – Andry Rajoelina choisit la continuité. Le président de la République nomme à nouveau Christian Ntsay à la tête du gouvernement, vendredi à Iavoloha. “Le Premier ministre devrait être loyal, expérimenté pour passer les étapes que l’on doit franchir (…) pour poursuivre les chantiers réalisés”, soutient le chef de l’Etat lors de l’annonce de son choix “à la suite des noms proposés” par une centaine de députés, selon ses explications.
Insistant sur l’importance de la loyauté et de la fidélité, le chef de l’Etat rappelle “certains chefs d’institution”. Il ne s’étend pas cependant sur le sujet. “Vous connaissez la suite”, se contente-t-il de poursuivre.
Pour Andry Rajoelina, le Premier ministre doit “avoir de l’expérience, et être responsable, compétent et doté d’un savoir-faire”. Il devrait “connaître le pays et a un sens de leadership sur les membres du gouvernement”. “Le Premier ministre aura des contacts aussi bien avec les responsables locaux qu’internationaux. Il doit maîtriser la diplomatie et les affaires nationales en général”, poursuit-il.
Le président de la République met en avant la maîtrise de dossiers et la complicité qu’il a avec son Premier ministre. Pour lui, le chef du gouvernement “doit avoir des relations sérieuses avec les partenaires techniques et financiers [car] il existe des négociations de très haut niveau avec le Fonds monétaire international (FMI), avec la Banque mondiale. “Le Premier ministre doit être rodé à la collaboration avec le président, sans parler de l’aspect économique et juridique”, ajoute-t-il.
Andry Rajoelina explique également son choix par le caractère de Christian Ntsay. “Si le Premier ministre est mou, le pays le sera aussi”, estime le chef de l’Etat.
Christian Ntsay est arrivé à Mahazoarivo en juin 2018 après un mouvement de rue réclamant des changements des conditions pour la tenue de la présidentielle de la même année. Nommé par Andry Rajoelina après la présidentielle, il reste l’unique Premier ministre de Andry Rajoelina durant son premier mandat. Il avait partagé, avec son gouvernement, et avec le général Richard Ravalomanana, président du Sénat, la gestion de l’Etat après la candidature et la démission du président en exercice qui avait brigué un autre mandat à la tête de l’Etat.
