HAUSSE DES PRIX DES CARBURANTS – Les frais de transports dans la capitale à 600 ariary, les transporteurs peuvent acquérir des autobus jusqu’à près 20% de leur valeur selon Rolland Ranjatoelina

Antananarivo, 11 Juillet, 21h15 – Une hausse et des contreparties avantageuses pour ceux qui peuvent se le permettre. L’Etat et les transporteurs parviennent à un accord pour faire face à la hausse des prix des carburants, du moins pour les transports publics dans la capitale. Les coopératives acceptent de limiter l’augmentation des frais de transport à 100 ariary, soit des tarifs de 600 ariary à Antananarivo dès mardi. Les frais pour les transports suburbains connaîtront également une hausse de 20%. En revanche, elles ont eu la promesse des autorités d’une aide conséquente après l’abandon de l’idée de doubler le tarif.
L’Etat promet d’aider les transporteurs dans le renouvellement de leur parc automobile. Ceux-ci peuvent acheter des véhicules « à près 20% de leur valeur », indique Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie. Ce dernier évoque la participation de l’Etat pour le financement de l’opération. « Les autobus seront détaxés, il n’y aura pas de TVA. C’est l’Etat qui va financer la moitié [de l’achat] », détaille le membre du gouvernement.
Les mesures ont été annoncées à l’issue des différentes rencontres entre les transporteurs et les autorités. Des représentants de l’Union des coopératives des transports urbains (UCTU) et ceux de l’Union des coopératives des transports suburbains (UCTS) avaient eu des discussions avec Rolland Ranjatoelina. « Nous avions également été reçus par le président Andry Rajoelina au palais d’Ambohitsorohitra », rapporte lova Randrianantoandro, président de l’UCTU.
Lova Randrianantoandro parle de la « satisfaction des représentants des transporteurs » des résultats des discussions avec les autorités. Il rapporte « la participation de l’Etat à hauteur de 50% dans l’acquisition des véhicules et le reste pour les transporteurs qui veulent acquérir les nouveaux véhicules ». Il fait part de « l’implication des banques dans l’opération » pour les traites. « On a convenu [avec le chef de l’Etat] de la mise sur pied d’un comité pour analyser et réfléchir sur les transports urbains. Ledit comité se réunira hebdomadairement », précise-t-il.
Rolland Ranjatoelina, lui, suggère la piste turque pour le type d’autobus à importer. « Je viens de parler avec l’ambassadeur turc cet après-midi. Ils [Turcs] ont une expérience dans les autobus », poursuit le membre du gouvernement.
Parallèlement, le chef de l’Etat affirme être dans la recherche de fournisseurs qui proposent de meilleurs prix pour les carburants. « Nous allons essayer de garder ces frais de transport jusqu’à la fin de l’année », poursuit-il.