HYDROCARBURES – Le plafonnement à 200 ariary de l’ajustement des prix des carburants susceptible de redéfinition selon l’évolution de la conjoncture, selon le décret sur le mécanisme d’ajustement automatique des prix

Antananarivo, 9 Septembre, 11h14 – L’Etat se donne une marge. Il prévoit la possibilité de réviser en fonction de la conjoncture les limites supérieure et inférieure des ajustements à porter mensuellement sur les prix des carburants. Prévue à -200 ariary en cas de baisse et à +200 ariary en cas de hausse, “la valeur de cette fourchette de bande de prix peut être redéfinie par l’Administration selon l’évolution de la conjoncture”, peut-on lire dans le décret portant application du mécanisme d’ajustement automatique des prix maxima affichés à la pompe pour le second semestre de cette année. Le texte ne précise pas si la redéfinition peut se faire à la hausse ou à la baisse.
Adopté en mai 2024 en vue des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), le décret qui prévoit la mise en place du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants avec le plafond à 200 ariary devait être appliqué dès le deuxième semestre de cette année. Mais l’Etat a décidé de ne pas tout de suite l’appliquer. “J’ai demandé au FMI de reporter l’entrée en vigueur du mécanisme jusqu’à ce que toutes les mesures d’accompagnement soient mises en place”, avait déclaré le président de la République lors du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement en août. En juillet, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures Olivier Jean-Baptiste a également indiqué qu’en attendant, l’Etat continuera à administrer les prix.
Selon le décret sorti par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), c’est l’Etat qui fixe le prix affiché à la pompe de chaque produit pétrolier, à savoir le Super Sans plomb (SP95), le Pétrole lampant (PL) et le Gasoil (GO) hors soutes, pour “démarrer l’ajustement”. Et que “la suite se poursuivra suivant le mécanisme d’ajustement automatique de prix”.
Le rapport sur la FEC souligne par ailleurs que la subvention résultant de l’écart initial entre les prix à la pompe et les prix de référence et de l’ajustement différé serait payée aux distributeurs de pétrole dans un délai d’un mois suivant la fin de chaque trimestre. Il est expliqué dans ce document que le paiement ponctuel de la subvention est essentiel “pour ne pas mettre à mal la trésorerie des distributeurs pétroliers et pour éviter l’accumulation de passifs croisés observée par le passé”.