IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar se creuse à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de 2025

Antananarivo, 6 Novembre, 16h15 – Le déficit commercial de Madagascar qui était encore à 1,278 milliard de dollars au premier semestre de 2025 s’est creusé jusqu’à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de cette année. C’est la situation de la balance commerciale du pays, en se référant aux données rapportées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans son Rapport sur la politique monétaire, publié mercredi.

Ce creusement est la conséquence d’un double mouvement défavorable. La BFM rapporte une contraction de 10,5% des recettes exportations, passant de 1,980 milliard de dollars pour les neufs premiers mois de 2024 à 1,772 milliard de dollars pour la même période cette année. Les importations de la Grande île ont inversement progressé de 7,1% passant de 3 396,2 millions de dollars en 2024 à 3 636,5 millions de dollars pour les trois premiers trimestres de cette année. Le pays a dépensé 240,3 millions de dollars de plus pour acheter des biens à l’étranger, durant la période sous revue.

Pour les exportations, la baisse globale des recettes est principalement due à la chute significative de la valeur des exportations de trois produits phares de la Grande île que sont la vanille, le girofle et le nickel. Ces postes lourds étaient en forte régression. Et bien que les recettes d’exportation tirées de la zone franche et du cobalt aient enregistré une croissance, elles n’ont pas suffi à compenser les pertes des produits cités plus haut.

Concernant les importations de Madagascar pour ces trois trimestres, trois catégories principales de produits ont tiré la valeur totale des importations vers le haut. L’alimentation a augmenté significativement de 36,6%, propulsé par une envolée spectaculaire des achats de riz. Il y a également la hausse des importations de matières premières essentielles à la production nationale ainsi que des biens de consommation. Les importations d’énergie et d’équipements étaient pour leur part en recul.