Antananarivo, 20 Octobre, 6h10 – Un demi-soulagement chez les autorités. Les flammes qui ont embrasé la colline d’Ambohidratrimo n’ont pas touché le Rova de la localité. Les responsables étatiques qui se sont exprimés sur le sujet n’en ont pas moins alerté sur la fréquence des feux qui menacent le pays.
Mardi après-midi, une alerte avait été lancée sur des feux qui se sont déclarés du côté d’Ambohidratrimo. Parties du bord de la route nationale 4, les flammes qui avaient servi à incinérer un dépôt d’ordures, se sont propagées vers la colline. Elles n’ont cependant pas atteint le Rova d’Ambohidratrimo, confie une source auprès de la gendarmerie locale. « Ce patrimoine est sauf », précise notre source.
« On remercie le ciel que le Rova n’ait pas été atteint », indique de son côté Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture. « Les feux sont partis en contrebas, juste sur la montée vers le Rova mais ne sont pas arrivés au sommet », ajoute-t-elle avec soulagement, rapportant les informations transmises par les autorités de la commune.
Les feux ont été maîtrisés assez vite, grâce à la collaboration de plusieurs entités. Mais Baomiavotse Vahinala Raharinirina n’en signale pas moins le danger de ce fléau. « Notre pays est en deuil toutes les fois qu’une forêt brûle », signale-t-elle. Les feux de brousse et de forêt constituent « un suicide communautaire », lance-t-elle. « Déjà que nous avons du mal à trouver de l’eau potable, que les pluies diminuent, que la sécheresse augmente, et nous continuons à brûler », regrette-t-elle, appelant à une prise de conscience collective.
Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable