INCIDENT MARITIME – Huit individus bloqués en mer sur une pirogue au large de Sainte Marie

Antananarivo, 26 Juin, 20h00 – Recherche en haute mer. Un communiqué publié par l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) fait état d’une pirogue en dérive dans les eaux maritimes de Sainte Marie.  »Selon nos informations, cette pirogue compte huit individus à bord », indique Fenosoa Rakotomalala, directeur régional de l’APMF dans l’Analanjirofo. Il ajoute que « l’embarcation a quitté Sainte Marie le 24 juin, dans la matinée, pour rejoindre Antsiraka, une localité au nord de Soanierana Ivongo ».

 

Notre source indique que l’un des passagers de la pirogue a lancé l’alerte via un appel téléphonique sur la panne du moteur de la pirogue dans la nuit du 24 juin.  »Nous avons déjà déployé cinq bateaux et vedettes depuis que nous avons été alertés. Une autre vedette sera déployée, prochainement pour renforcer l’équipe », ajoute-t-elle. A l’entendre, les personnes à bord de l’embarcation ont encore continué à donner signe de vie ce lundi vers 11h. Elles étaient alors localisées dans la baie d’Antongil. Selon le communiqué, l’appel reçu à cette heure avait fait état de la fatigue du skipper et de ses passagers, ce qui ne leur permettait plus de pagayer.

 

Le mauvais temps rend cependant difficiles les recherches, et le téléphone qui permettait la liaison avec la pirogue en dérive a fini par s’éteindre. La localisation de l’embarcation est devenue vague, compliquant davantage les recherches, selon Fenosoa Rakotomalala. « Les indications que les passagers nous donnaient au téléphone servaient de guide pour le sauvetage », souligne-t-il. Pour faciliter les recherches, les responsables ont dû faire appel aux services de l’opérateur téléphonique pour localiser le téléphone.

 

La pirogue a quitté Sainte Marie le 24 juin, alors que l’APMF Analanjirofo avait déconseillé la navigation, en raison des fortes vagues et des rafales très fort. L’APMF a suspendu les activités en mer et a mis en garde les usagers sur les risques de naufrage.  »Ils n’ont pas obtenu d’autorisation pour quitter Lonkintsy mais ils ont cherché une autre issue », regrette le directeur régional de l’APMF Analanjirofo.