Antananarivo, 19 Mai, 6h50 – Les premières sanctions tombent sur les militaires soupçonnés d’avoir frappé des civils à Avaradoha. Dans une publication sur Facebook, le ministère de la Défense nationale annonce avoir pris « les mesures les plus sévères » à l’encontre de ses hommes dont les images ont été vues sur une vidéo rapportant des coups et des violences faites sur des civils dans la rue. « Celles-ci ont conduit à leur renvoi de l’Armée », poursuit le communiqué du ministère sa qui indique que « l’Armée ne protège pas et n’éduque pas des malfaiteurs ».
Avec cette mesure, le ministère de la Défense nationale entend montrer « un exemple » de sévérité à « ceux qui seraient tentés de déshonorer l’Armée et ses valeurs » à travers leur geste et leur comportement au sein de la société. Le renvoi n’est d’ailleurs pas la seule sanction prise à l’encontre des concernés. A en croire la publication du ministère, ceux-ci ont tout de suite été « livrés aux gendarmes ». Des enquêtes seront ainsi menées avant qu’ils ne soient traduits en justice.
La vidéo montrant les actes d’agression perpétré par ces soldats ont fait le tour des réseaux sociaux jeudi. La vidéo montre des hommes en treillis frappant avec véhémence des civils dont un allongé au sol. Si l’on en croit la publication d’Ampahibe, les suspects n’étaient pas de service au moment des faits qui leur sont reprochés. « Ils sont d’ailleurs encore en cours de service national », poursuit le communiqué.
Suite à la fuite de la vidéo, les habitants d’Avaradoha ont manifesté dans la rue jeudi dans la soirée. Ils ont brandi des pancartes qui dénoncent les violences perpétrées à l’encontre des membres de leur communauté. Dans son message, le ministère présente ses « excuses aux victimes et à leurs familles ».
