INFRASTRUCTURES – La police renforce la sécurité de certains sites de la Jirama

Antananarivo, 13 novembre, 9h45 – Vigilance renforcée. La police nationale déploie des dispositifs pour la sécurisation de certains sites de la compagnie de production et de distribution d’eau et d’électricité (Jirama). “Nous avons reçu des renseignements selon lesquels un projet visant à détruire des infrastructures de la part de certains grévistes”, souffle une source autorisée au sein de la police, mercredi. Celle-ci fait référence à la grève décrétée par des agents syndiqués de la Jirama.
La police adresse au passage un message à la population. Elle “appelle tout citoyen à signaler et à rapporter en cas de cas suspects afin d’éviter la destruction des biens publics”
 
Des agents syndiqués de la Jirama ont appelé à une grève générale pour revendiquer le départ de Ron Weiss, le directeur général de la compagnie. Ils exigent également la suppression des nouveaux statuts de la société d’Etat et du plan de redressement échafaudé par le DG qu’ils contestent.
 
Après avoir coupé l’électricité de certaines agences de la Jirama, ils ont annoncé un projet de black-out dans les grandes villes. Mercredi, plusieurs grandes villes, dont Toamasina, Toliara, Antsiranana, Fianarantsoa et Mahajanga, ont été touchées par des actions syndicales. À Toamasina, l’alimentation électrique a été coupée à la source par les techniciens du SMJ à partir de 10 heures du matin.
 
Un meneur de grève avait été arrêté par la police mercredi pour incitation à la haine et destruction de biens publics suite à une plainte du ministère de l’Energie et des hydrocarbures. Celui-ci avait invité à un dialogue samedi, mais les discussions ont tourné court.