INFRASTRUCTURES – Les principales causes de la détérioration des routes nationales

Le non respect des limites de charges par les camionneurs parmi les causes de la détérioration des routes nationales, selon le ministre des travaux publics

 Jerry Hatrefindrazana réagit face à l’état lamentable des routes nationales. Selon le ministre des Travaux publics, la détérioration des routes nationales est causée par plusieurs facteurs dont l’absence d’entretien régulier. A part cela, il pointe aussi du doigt le non-respect de la loi par les camionneurs qui dépasse souvent les limites de charges autorisées. « Des camions pesant jusqu’à 70 tonnes circulent sur les routes nationales alors que la limite est de 40 tonnes. La loi n’est pas respectée après on vient se plaindre », indique-t-il lors d’une rencontre avec la presse vendredi.
Le membre du gouvernement pointe aussi du doigt le non-respect des travaux de réfection déjà entrepris par les usagers de la route. « Les réfections ne durent pas car la route est utilisée juste une heure après la pose du goudron », poursuit le ministre. « Nous en payons les conséquences car nous crachons sur nous même », indique le membre du gouvernement. La situation démotive aussi les entreprises à réhabiliter les routes, selon lui.
Plusieurs routes nationales se trouvent dans piteux état surtout en cette période de saisons de pluies. C’est le cas par exemple des routes nationales 6, 7 et 2. Face au délabrement de ces routes, la grogne monte chez les usagers. Les transporteurs de marchandises menacent par exemple de faire grève face à l’état de l’artère économique du pays qui relie Toamasina et Antananarivo.
Le membre du gouvernement annonce lors de la rencontre à la presse que la réfection des routes nationales est déjà en cours. Les entreprises sont déjà sur terrain ou en cours de route et les travaux de réfection des points noirs vont débuter sous peu pour la RN7, la RN6 et la RN12 selon le ministre.
Pour la RN2 aucune entreprise n’a répondu à l’appel d’offres émis par le ministère pour sa réfection, indique-t-il. Le ministère va ainsi relancer l’appel d’offre et limiter le délai de souscription à 10 jours afin de pouvoir démarrer les travaux dès le 15 février, indique-t-il. Afin d’éviter l’utilisation précoce de la RN2 après les travaux et garantir son étanchéité, le MTP va coopérer avec les forces de l’ordre, explique le ministre.
Tous les travaux de réfection devront être achevés avant le mois de novembre 2023. Après cela de travaux d’entretien périodique seront assurés, conclut le ministre.