INSECURITE – La gendarmerie évoque une mesure de police administrative derrière la décision de ses éléments d’incendier un hameau d’une vingtaine de toits soupçonné d’être un repaire de kidnappeurs à Anjozorobe
Antananarivo, 21 Octobre, 6h30 – La gendarmerie s’explique. Elle évoque une mesure de « police administrative » de prévention derrière la destruction et l’incendie par ses éléments d’une vingtaine de maisons situées dans le hameau d’Antsahambe, fokontany d’Ambohitrimarofotsy, commune rurale de Marotsipoy, district d’Anjozorobe. « Il s’agit d’un hameau dans lequel des bandits ont l’habitude de se réfugier », explique un communiqué des services de la communication de la gendarmerie.
« Les enquêtes sur les deux derniers cas de kidnapping survenus dans la région du Betsiboka ont montré et prouvé que ces deux cas d’enlèvement ont été perpétrés par un groupe de bandits habitués à se réfugier et à s’approvisionner » dans ce hameau, explique le communiqué. Celui-ci indique que « les habitants de la localité ont reconnu les faits mais n’ont pu rien faire par crainte des représailles ». C’est ainsi que selon les bérets noirs, ils « ont été prévenus et ont été préalablement invités à déménager dans des villages et des communes environnants dès la fin de la saison agricole ».
A en croire la gendarmerie, « la loi prévoit que les villages doivent être regroupés et que les hameaux isolés qui sont réputés pour être des repaires de bandits doivent être abandonnés par leurs occupants ». « Ces derniers doivent rejoindre des zones plus peuplées et qui sont reconnues et enregistrées par le ministère de l’Intérieur et l’administration du territoire », ajoute-t-elle.
Un établissement scolaire faisait partie des bâtiments incendiés mais la gendarmerie assure que « les élèves qui étaient censés le fréquenter ont déjà été transférés et ont déjà quitté le hameau avec leurs parents, et cela a été décidé en accord avec la population locale et les autorités civiles ». Le communiqué des bérets noirs assure d’ailleurs que « selon les habitants, ce n’étaient pas les gendarmes qui ont brûlé l’école mais des personnes mécontentes et malintentionnées qui voulaient salir les gendarmes ». Le dossier est entre les mains de la justice et les enquêtes judiciaires sont en cours, ajoute la gendarmerie.