INSÉCURITÉ – Le ministère des Forces armées annonce des mesures immédiates pour traduire en justice ses éléments soupçonnés de braquage

“Des actes en violation de la loi et non respectueuses de l’éthique et de la déontologie”. Les Forces armées n’ont pas tardé à réagir alors que six de leurs éléments ont été interpellés suite à un braquage survenu à Ambodihady il y a une semaine. Elles affirment alors vouloir “appliquer immédiatement toutes les mesures légales de façon à ce que ces militaires puissent être traduits en justice”. Cela inclut, entre autres, la délivrance des ordres de poursuite à l’encontre des suspects.

 

“L’Armée est le dernier rempart et ce genre d’agissements est inacceptable”, souligne le ministère dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Il prévient dans la foulée ceux qui seraient tentés de s’adonner à des infractions similaires de revenir au respect des lois et règlements militaires. “Ni la présidence de la Refondation, ni le ministère des Forces armées, ni l’Etat-major des Armées ne sont responsables des gestes et actions perpétrés par des militaires en dehors de leurs attributions légales”, souligne encore le ministère.

 

Le ministère de la Justice, dont un ancien garde du corps de la ministre fait partie des suspects, évoque de son côté la “tolérance zéro face à toute infraction et appelle les juridictions compétentes à faire une application rigoureuse et impartiale de la loi”. Il insiste notamment pour “qu’aucune intervention ni pression de quelque nature que ce soit, n’entrave la procédure” et “que la loi soit appliquée sans délai face à de tels actes”. Comme Ampahibe, Faravohitra insiste qu’il “ne saurait tenu responsable des agissements individuels commis en dehors des fonctions officielles confiées aux agents”.

 

A en croire le ministère de la Justice, l’un des militaires soupçonnés dans l’affaire était un ancien garde du corps de la ministre, mais il a “déjà cessé d’exercer cette fonction à la fin du mandat du précédent gouvernement”. “Il n’occupe plus ce poste à ce jour”, poursuit le ministère qui assure que “toutes les dispositions légales seront appliquées conformément à la loi” et que “l’ensemble des personnes concernées sera traduit devant la juridiction compétente afin d’être jugé dans les principes d’équité et de justice”.

 

Les informations rapportées font état de l’interpellation de cinq militaires et de civils après qu’un coursier, qui allait déposer du cash, recettes d’une station service à la banque, s’est fait braquer et dérober plus de 73 millions d’ariary le 20 avril dernier.