Antananarivo, 15 Octobre, 20h15 – C’est finalement la décision de la Haute cour constitutionnelle qui devrait s’appliquer. Du moins jusqu’à ce que le Colonel Michael Randrianirina, invité par la HCC à assumer les fonctions de chef de l’Etat, soit officiellement investi président et ne prenne de nouvelles décisions. “Il est vrai que la décision de la HCC ne correspond pas à ce que nous voulions faire et ne répond pas à la plupart des aspirations de la GenZ, mais c’est la loi, et nous allons tous nous y soumettre”, confie-t-il au cours d’une rencontre avec la presse ce mercredi.
Si l’on se réfère à la décision de la HCC, le Colonel Michael Randrianirina devrait donc assumer seul les fonctions de chef de l’Etat, dans la mesure où selon cette décision, c’est lui qui incarnerait l’autorité militaire, la seule à même de remplir ce rôle en l’absence du président de la République, du président du Sénat et du Gouvernement. Il devrait alors avoir “la charge, sous le contrôle de la Haute Cour, de prendre toutes les mesures rendues strictement nécessaires et inextricables par les circonstances”.
Dans l’optique des militaires qui ont déclaré prendre le pouvoir mercredi, les fonctions de président de la République devraient pourtant être exercées par un Comité conjoint pour le renouveau, un Conseil composé des représentants des trois corps des Forces de défense et de sécurité. La transition était envisagée par le Comité national pour le renouveau également prévu durer deux ans alors que dans sa décision, la HCC invite l’autorité militaire à “organiser les élections dans les 60 jours qui suivent la notification de la décision”.
Avec la déclaration du Colonel Michaël Randrianirina, toutes les institutions et les organes constitutionnels devraient également être maintenus, comme l’avait décidé la HCC, même si à Ambohitsorohitra, dans sa déclaration de prise de pouvoir, le nouvel homme fort de Madagascar avait annoncé la dissolution des institutions et des organes constitutionnels à l’exception de l’Assemblée nationale.
