INTEMPERIES – Nosy Varika, isolé et endommagé à plus de 90% après quasiment 24 heures de bataille contre les vents forts emmenés par Batsirai, appelle au secours
Antananarivo, 6 Février, 13h40 – Le district de Nosy Varika est sans doute l’une des localités ayant le plus souffert du passage du cyclone tropical intense Batsirai. « C’est comme si nous venons d’être bombardés », confie William Raharijaona, résident de la ville. Il parle d’une « ville endommagée à plus de 90% ». Il évoque des toits en tôle arrachés par les vents. « Les vents n’ont épargné ni les bâtiments publics ni les maisons d’habitations de particuliers », raconte-t-il. Même les écoles et les églises qui auraient dû accueillir les sinistrés ont été sinistrées.
Notre source parle également de la destruction de la plupart des cases en bois, des arbres déracinés ou des poteaux électriques qui s’effondrent sur des maisons d’habitation, sur les chaussées. « L’électricité a été coupée depuis 2h30 du matin est n’a toujours pas été rétablie », confie encore notre interlocuteur.
A en croire Willy Raharijaona, Nosy Varika a vécu pendant près de 18 heures d’affilée sous les affres des vents violents emmenés par le cyclone Batsirai. « Nous avons ressenti les vents alors que le cyclone se trouvait encore au large de Vatomandry », raconte-t-il. Les vents ont commencé à souffler avec force samedi à 9h et n’ont commencé à se calmer que dans la nuit du samedi à dimanche, vers 3h du matin dans la localité.
« Cela va être très difficile de se relever », indique ce conseiller technique auprès du vice-président du Sénat. A l’entendre, le district est, pour l’heure, isolé. « On ne peut pas circuler par le Canal de Pangalanes, la route est impraticable. Un déplacement par les airs serait le seul accès possible, mais encore faudrait-il que ce soit un hélicoptère vu l’état de la piste de l’aérodrome », ajoute-t-il, appelant au secours. « Nous avons besoin de toutes les aides, nationales et internationales », conclut-il.